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Dévotion aux neuf choeurs des Sts Anges du vénérable Boudon

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Message par ami de la Miséricorde le Mar 17 Sep - 21:52

HUITIÈME MOTIF
La protection des saints anges contre les démons, particulièrement au sujet de leurs différentes tentations, dont il est ici traité.


Mais le Dieu du ciel a plus de désir de nous sauver que l'enfer n'a de rage pour nous perdre. Comme il sait à fond nos impuissances, dans l'excès de ses divines Miséricordes, il donne des secours proportionnés à nos faiblesses ; et pendant que l'enfer veille continuellement à notre perte, ses yeux sont toujours amoureusement ouverts à notre défense. Il nous envoie les anges bienheureux de sa cour céleste, par une Providence que l'Église appelle ineffable, pour nous soutenir dans les combats que nous devons donner contre ces puissances, dont la force infailliblement nous accablerait, sans une protection si particulière.

« L'âme, dit saint Bernard, est quelquefois dans un tel trouble, son esprit dans un ennui si fâcheux, son coeur dans des angoisses si pressantes, son corps tellement affligé, sa tentation si vive, que, sans un grand secours, elle succombera. Elle a besoin pour lors d'être assistée par les anges, continue ce Père ; elle a besoin de la consolation de ces esprits du ciel. Comme elle est toute languissante, elle ne pourrait pas marcher ; il est nécessaire que les anges apportent entre leurs bras. Certainement j'estime qu'en cet état ils la soutiennent, pour ainsi dire, comme avec deux mains, et la font passer si doucement à travers de tous les dangers qui lui donnaient plus de crainte, qu'en quelque façon elle les sent, et ne s'en aperçoit pas. Il nous faut marcher sur les aspics et les basilics ; il nous faut fouler aux pieds les lions et les dragons. Qu'il est nécessaire, pour cet effet, d'avoir les anges pour maîtres et pour guides ! Qu'il est nécessaire même qu'ils nous portent, particulièrement nous qui ne sommes que comme de faibles enfants ! Mais que nous passons facilement ces routes dangereuses, si nous sommes portés par leurs mains ! Que craignons-nous ? Ils sont fidèles, ils sont sages, ils sont puissants ; suivons-les seulement, et ne nous en séparons pas.

Toutes les fois donc que vous vous verrez pressé de quelque grande tentation ou affliction, ayez recours à votre bon ange ; dites-lui : Seigneur, sauvez-nous, car nous sommes sur le point de nous perdre. Ce sont les sentiments de ce grand saint qui nous font assez voir la nécessité et la douceur de la protection de ces aimables princes du paradis. Comme les rois font mourir dans leurs États les larrons, pour y conserver les biens et la vie de leurs sujets, de même ces glorieux esprits détruisent la puissance des princes de l'enfer pour le salut de nos âmes, et la gloire de leur souverain.

Aussi est-il dit dans l'Écriture qu'ils lient les démons, c'est-à-dire, qu'ils empêchent leur pouvoir. Le solitaire Moïse était grandement tourmenté des tentations de la chair ; et allant trouver l'abbé Isidore, pour lui exposer ses peines, et y trouver quelques remèdes, cet abbé lui fit voir une troupe de démons sous des formes sensibles, animés plus que jamais à le combattre ; ce qui affligea beaucoup ce serviteur de Dieu : mais peu à peu il lui montra une bien plus grande troupe de saints anges préparés à sa défense, en lui disant : Sachez, mon fils, qu'il nous faut dire, avec le prophète Élisée, que nous en avons plus pour nous que contre nous : ce qui lui donna une telle consolation, qu'il s'en retourna tout joyeux en sa cellule, et dans une grande résolution de résister généreusement à toutes les attaques des esprits de l'enfer.

Je vous dis, mon cher lecteur, la même chose, après vous avoir parlé des tentations des démons, de leur rage, de leur force, de leurs ruses et de leur multitude. Nous en avons plus avec nous que contre nous. Cette vérité est bien douce et bien capable de nous consoler dans toutes nos peines ; mais méditez-la un peu à loisir.

Nous espérons encore en parler, avec le secours du ciel, au sujet de la confiance que nous devons avoir en la protection des saints anges, dont nous traiterons ci-après. Seulement encore un mot : Sachez qu'un seul démon, si Dieu lui permettait, serait capable de faire périr tous les hommes, quand tous les hommes de la terre seraient autant de soldats et tous sous les armes. (...)

Source : Livres-mystiques.com

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Message par ami de la Miséricorde le Mer 18 Sep - 21:45

NEUVIÈME MOTIF.
Les grands secours que les saints anges nous donnent à l'heure de la mort, et après la mort.

Si l'un des plus grands philosophes a estimé que la mort était la chose la plus terrible de toutes les terribles, quoiqu'il n'eût pas la connaissance de ses suites, que doivent penser les Chrétiens, à qui Dieu tout bon les a si Miséricordieusement révélées ?

Quand un esprit considère sérieusement que de cet instant épouvantable dépend la décision d'une éternité bienheureuse ou malheureuse ; que bien peu, et très peu y reçoivent une sentence favorable pour la sainte éternité ; et que la plupart du monde y est condamné aux flammes impitoyables de l'enfer pour un jamais ; il faut être plus qu'insensible pour n'avoir pas le coeur transpercé de la dernière frayeur.

Mais croyons-nous à ces paroles du Fils de Dieu qui nous apprennent que le chemin de la vie est bien étroit, et qu'il y en a bien peu qui le trouvent ? (Matth. VII, 14) Croyons - nous à cette vérité effroyable, qu'il' nous a révélée, qu'il y en a bien pen de sauvés :' (Matth. XX, 16.)

Songeons-nous que nous allons, ou pour mieux dire, que nous courons à la mort, où il faudra faire l'expérience de ces infaillibles mais redoutables paroles, vous qui lisez ceci, et moi qui vous l'écris ?

Quoi sera-t-il donc vrai, qu'à peine le juste sera sauvé ce qui fait trembler les âmes les plus innocentes, et que le pécheur vivra dans l'assurance, comme si à la mort le paradis lui était dû et qu'il n'y eût rien à craindre pour lui ?

Ô mon Dieu et mon Seigneur ! N'entrez pas en jugement avec votre pauvre serviteur, parce que personne ne sera justifié en votre divine présence. (Psal. CXLII, 2)

Le saint abbé Agathon étant sur le point de mourir, était saisi d'une extrême frayeur ; et comme ses disciples étonnés lui demandaient s'il avait quelque chose en sa conscience qui fût un juste sujet d'une telle crainte, il leur répondit que par la grande Miséricorde de Notre-Seigneur sa conscience ne lui donnait aucun remords ; mais que les jugements de Dieu étaient bien autres que ceux des hommes. Toutes nos justices, nous enseigne l'Écriture (Job XXV, 4-6), ne sont qu'ordures, quand elles paraissent devant sa divine pureté.

Source : Livres-mystiques.com

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Message par ami de la Miséricorde le Jeu 19 Sep - 22:19

NEUVIÈME MOTIF.
Les grands secours que les saints anges nous donnent à l'heure de la mort, et après la mort.


Si donc les saints anges nous rendent de grands secours à cette heure terrible, c'est pour lors qu'ils nous montrent bien qu'ils sont nos véritables amis. On reconnaît le véritable ami dans l'affliction, et lorsqu'on est dans un grand délaissement.

Or quelle affliction semblable à celle de la mort, où il s'agit de tout perdre ou de tout gagner, et où tout le monde nous quitte généralement et sans réserve : les maris, leurs femmes ; les pères et mères, leurs enfants ; les plus fidèles amis, les personnes qui leur sont plus chères. Personne ne nous tient compagnie au tombeau ; l'âme s'en va seule dans l'éternité ; le corps s'en va seul dans le sépulcre.

Oh ! Quelle étrange solitude, et qu'elle mérite bien de faire souvent l'occupation de nos esprits ! Toutes les créatures de la terre nous abandonnent ; pas une seule ne nous vient défendre au jugement de Dieu : les plus grandes amitiés de ce monde se terminent à la mort ; c'est un privilège de l'amour angélique, dont la durée s'étend au- delà de la mort même : aussi il ne faut pas se lasser de le répéter, ce sont les non pareils en matière d'amour.

Notre-Seigneur a révélé que les âmes qui avaient eu une dévotion particulière aux saints anges pendant leur vie, en recevaient des assistances extraordinaires dans le temps de la mort, et il est bien juste ; car enfin Notre-Seigneur, le Dieu de la grande éternité, récompense pour lors la digne réception de ses ambassadeurs ; son honneur y est intéressé ; car le bon ou le mauvais traitement que l'on fait aux ambassadeurs d'un roi, retourne sur sa personne, et les docteurs tiennent pour un sujet légitime de guerre l'affront qu'un ambassadeur aura reçu.

Or les saints anges sont les ambassadeurs du Roi des rois : que ne méritent donc pas ces gens, qui à peine les ont regardés, à peine ont pensé à eux, à peine les ont remerciés, mais les ont traités avec la dernière des ingratitudes, avec les derniers mépris, rebutant leurs avis, se rendant insolents à leurs remontrances ?

Mon Dieu, que cet instant de la mort nous apprendra de choses ! Oh ! que bienheureuses sont les âmes qui par leur soumission aux saints mouvements que ces esprits d'amour leur auront inspirés, par l'amour et la dévotion qu'elles auront eus pour ces charitables intelligences, seront en état d'en recevoir les assistances parti­culières , et la glorieuse récompense de Dieu.

Après la mort, les saints anges présentent nos âmes devant le tribunal de Dieu, et y défendent notre grande cause de l'éternité. Oh ! qu'il fait bon pour lors d'avoir de si bons et si zélés avocats ! Ils nous accompagnent dans la gloire tout comblés de joie. Ils nous visitent dans le purgatoire, et nous y rendent tous les offices imaginables que l'un peut attendre de la plus belle et de la plus constante amitié.

Ils y consolent les âmes, mais à leur manière angélique, c'est-à-dire, d'une consolation toute céleste, dont toutes les joies de ce monde ne sont que des ombres et de pures apparences : ils y procurent leur soulagement ou leur délivrance, par les prières qu'ils inspirent de faire pour elles, par les messes, par les aumônes, par les mortifications ; et quelquefois même ils paraissent visiblement pour y exhorter, en se servant des espèces de notre imagination, représentant les personnes que l'on a connues, particulièrement durant le sommeil.

Enfin, le docte Suarez estime qu'ils recueilleront au jour du jugement les cendres de ceux dont ils auront été gardiens. Que peut-on ajouter à des soins si amoureux et si fidèles ? Mais pourquoi des amours si précieux pour de si chétives créatures, si ce n'est que dans la créature ils y regardent Dieu seul.

Source : Livres-mystiques.com

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Message par ami de la Miséricorde le Sam 21 Sep - 2:10

DIXIÈME MOTIF.

La dévotion des saints anges est une marque d'une haute prédestination.


Si nos yeux étaient un peu plus ouverts aux vérités éternelles, toute notre consolation serait d'être quelque chose dans la glorieuse éternité.

Tout ce qui passe est méprisable ; et dès lors qu'une chose finit, quelque satisfaction qu'elle peut donner, quelque honneur qui en puisse arriver, l'on n'en doit pas faire grand état.

Que sont devenus ces fameux conquérants de la terre, les Alexandre et les César ? Où sont leurs lauriers et leurs couronnes ?

Que leur reste-t-il de leurs triomphes et de leurs victoires ? Allons, mon âme, allons en esprit dans ces cachots de feu et de flammes où ils brûlent depuis tant de siècles, et voyons dans ce funeste lieu de toutes les misères, ce que sont les richesses, les plaisirs et les honneurs de cette vie périssable qui leur ont servi.

Toutes ces choses ont passé, et ils ont passé avec toutes ces choses ; il ne leur en reste que de funestes désespoirs, et une rage continuelle, des tourments qui dureront toujours et qui sont inconcevables.

Dans la vérité, il n'Y a que le bien ou le mal éternel qui doivent nous toucher. Répandons ici des larmes sur l'aveuglement des hommes.

Le coeur humain est fait pour de grandes choses, et il ressent je ne sais quoi en lui-même qui lui donne de forts mouvements, pour la grandeur.

Ainsi l'on aspire toujours à quelque chose de plus que ce que l'on a. Le soldat voudrait être capitaine, le capitaine général d'armée, le général d'armée serait bien aise d'être prince, le prince désirerait d'être roi, le roi souhaiterait être le monarque du monde : car il est vrai, par une induction générale en toutes sortes de conditions, que l'on aspire toujours à plus, à être quelque chose de plus que l'on n'est.

Il n'y a que pour le ciel et pour l'éternité que l'on demeure dans une bassesse le coeur qui ne se comprend nullement.

Vous entendrez des gens qui vous diront qu'ils ne se soucient pas d'être les derniers du paradis.

A la vérité ce nous est bien encore trop de grâce, à nous qui ne méritons que les dernières places de l'enfer : mais puisque notre Dieu très Miséricordieux nous invite et nous appelle à des honneurs si élevés, à la sainte éternité, il faut être le plus lâche du monde pour n'y pas aspirer généreusement.

Soyez saintement ambitieux des meilleures grâces, nous enseigne le Saint-Esprit. (I Cor. xrr, 31.) Si vous aimez l'honneur, disent les saints, recherchez avec courage celui qui durera toujours.

Sainte Thérèse et saint François de Borgia protestaient que pour un seul degré de gloire davantage, ils auraient été contents de brûler dans les feux du purgatoire jusqu'au dernier jour du jugement.

Ces Mues éclairées en savaient l'importance ; celles qui sont toutes plongées dans la chair ne voient goutte dans ces pensées.

Source : Livres-mystiques.com

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Message par ami de la Miséricorde le Dim 22 Sep - 8:18

DIXIÈME MOTIF.

La dévotion des saints anges est une marque d'une haute prédestination.


Mais, dira-t-on, les bienheureux ne sont-ils pas tous parfaitement contents ? Ils le sont tous assurément ; mais leur joie n'est pas égale. Deux hommes ont chacun un vaisseau plein de pierreries : l'on peut dire que les vaisseaux de tous les deux sont entièrement remplis ; mais si le vaisseau de l'un ne peut contenir que mille pierres précieuses, et que le vaisseau de l'autre en renferme un million, leur plénitude ne sera pas égale, et la différence de leur valeur sera très-grande.

De même tous les bienheureux sont pleinement satisfaits ; mais la plénitude de leur satisfaction est bien différente. Il n'y a pas de' comparaison entre la félicité de l'heureuse Mère de Dieu et celle des autres saints. Comme une étoile diffère d'une autre en clarté, de même la résurrection des morts.

La grande sainte Thérèse, dont nous venons de parler, dit que dans une vision surnaturelle on lui montra la différence de la gloire d'un ange d'un choeur plus élevé d'avec celle d'un ange d'un ordre inférieur, et qu'elle n'est pas concevable

Le docteur spirituel Thaulère, pour tâcher d'en donner quelque idée, dit qu'il y a plus de différence entre un bienheureux qui tient les premiers rangs dans l'Empyrée et un autre qui n'est pas si élevé, qu'il n'y a entre un roi et un paysan.

Ces élévations toutes glorieuses où nous sommes si saintement appelés devraient bien rehausser notre courage, et nous donner des inclinations généreuses pour les honneurs de la belle éternité. Mais quand il n'y aurait que ce seul motif, que dans notre plus grande gloire éternelle Dieu y est plus glorifié éternellement, il faut renoncer au divin amour, ou il faut mourir à la peine pour devenir quelque chose dans l'aimable paradis.

Un seul degré de la gloire de Dieu à une âme qui a le pur amour, quand il ne s'agirait que d'un moment, lui ferait souffrir dix mille morts et endurer dix mille martyres. Ici il s'agit, non pas seulement d'un degré, mais peut-être d'un million et de cent millions de degrés de gloire, et pour une éternité ; et on ne s'en remue pas. Qu'il est vrai que nous aimons peu Dieu et ses sacrés intérêts ! Qu'il est vrai que nous nous aimons peu nous-mêmes !

Or la dévotion des anges contribue merveilleusement à la perfection du divin amour, et par suite à l'accroissement de la gloire du ciel. Ces esprits sont de vives flammes du pur amour ; il n'est pas possible de s'en approcher souvent sans prendre feu, et participer à leurs ardeurs.

Avec les saints l'on se sanctifie ; avec les anges on devient tout angélique, c'est-à-dire tout céleste. C'est le propre de l'amour de rendre les personnes qui aiment semblables ; or ils ne peuvent pas nous ressembler : leur pureté est inviolable ; il est donc nécessaire que nous leur rassemblions. Leur vie a toujours été une vie du pur amour ; l'union que nous aurons avec eux nous en procurera quelque rapport.

Leurs soins auprès de Dieu pour nous nous obtiennent de grandes grâces, et ils ne se lassent jamais de nous les augmenter et de travailler en nous, afin que, par le fidèle usage que nous en ferons, nos mérites s'accroissent tous les jours de plus en plus. Ils nous façonnent à la perfection ; ce sont les grands maîtres de la vie spirituelle ; ils nous y élèvent avec des amours inénarrables.

Quels profits ferions-nous pas d'une telle conduite, si nous étions plus sages ? Quand sainte Thérèse fut délivrée de ses imperfections et mise dans les plus pures voies de la perfection, une voix céleste lui dit qu'il ne fallait plus converser avec les hommes, mais avec les anges. La conversation des créatures d'ici-bas nous forme de grands obstacles à la sainteté ; celle des anges y fait faire des progrès admirables. (...)

Source : Livres-mystiques.com

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Message par ami de la Miséricorde le Dim 22 Sep - 22:20

DIXIÈME MOTIF.
La dévotion des saints anges est une marque d'une haute prédestination.


Mais comme la sainteté est rare, la dévotion à ces esprits célestes l'est aussi ; et dans le petit nombre de leurs dévots on n'en rencontre presque pas dont la dévotion aille plus avant qu'aux anges du dernier choeur.

Il y en a très-peu qui excellent dans la dévotion des séraphins, des chérubins et des autres anges des premières hiérarchies. Nous lisons bien qu'un saint François, qu'une sainte Élisabeth de Portugal, et d'autres personnes saintes se sont rendus admirables dans cette dévotion ; aussi étaient-ils dé grands saints, et établis dans les voies les plus parfaites de la sainteté par les premiers des troupes angéliques, comme il se voit en la personne du même saint François, qui reçut les stigmates sacrés de Notre-Seigneur par un séraphin ; et en celle de sainte Thérèse, dont le coeur fut encore si amoureusement blessé par l'un des premiers séraphins du paradis. Si nous avions un peu du pur amour, ce serait assez de nous dire que Dieu seul, étant dans tous les anges, il y a plus de ce Dieu seul dans ceux qui sont les plus élevés. Ô Dieu seul, Dieu seul, Dieu seul !

ONZIÈME MOTIF
La gloire de la très sainte Vierge


Ce n'est pas un motif peu puissant à un coeur qui aime comme il faut la très sainte Mère de Dieu, que la vue de sa gloire. Nous lisons en des auteurs irréprochables, qu'il s'est trouvé même des pécheurs, et des pécheurs bien criminels, qui dans leur état déplorable ne laissaient pas d'en être si touchés qu'ils protestaient qu'ils auraient bien voulu donner leur vie pour la gloire de cette reine des bontés et des douceurs du paradis ; et ces désirs ont été suivis de tant de bénédictions, qu'enfin ils ont obtenu par les soins de la mère de Miséricorde une mort chrétienne, par une entière conversion et un changement notable de leur vie.

Si des âmes rebelles aux ordres de Dieu sont capables d'être touchées de l'honneur de l'auguste Reine du ciel, à plus forte raison des âmes pures et innocentes, et qui, d'autre part, lui ont une dévotion spéciale, se laisseront aller facilement au zèle d'un honneur si saint, et qui mérite d'être rendu avec tant de justice à celle que nous ne pourrons jamais assez dignement honorer.

Les anges, selon le témoignage de sainte Brigitte, dès le commencement du monde, conçurent un zèle si pur des intérêts de cette reine du paradis, qu'ils eurent plus de joie de ce qu'elle devait être que de ce qu'ils avaient été créés. Combien de personnes dans la suite des temps, à l'imitation de ces bienheureux esprits et par leurs puissants secours, ont préféré les intérêts de la Mère de Dieu à leurs propres intérêts, son honneur à leur honneur, son être à leur être ?

J'en ai connu qui voudraient avoir un million de vies pour les sacrifier à Dieu pour la gloire de cette incomparable Vierge ; qui seraient contents de rester jusqu'au jour du jugement dans les feux épouvantables du purgatoire, s'il y allait de la moindre chose de son honneur ; qui voudraient de tout leur coeur être un million de fois anéantis, si Dieu en était plus glorifié. En vérité, un bon coeur ne dit jamais : C'est assez, quand il s'agit de la très pure Vierge, pourvu que l'on demeure dans l'ordre de Dieu.

Hélas ! On voudrait tout quitter, tout faire, tout souffrir pour son amour, et après tout l'on voit bien que ce serait encore bien peu pour celle qui a mérité d'être Mère d'un Dieu. Ces vérités m'ôtent tout lieu de douter que le motif de sa gloire ne soit pas l'un des plus puissants dont l'on se puisse servir pour établir plus fortement l'amour et la dévotion des saints anges. C'est ici, ô âmes qui avez de la dévotion pour la glorieuse Vierge, que je vous invite à celle des saints anges. Il y va de sa gloire : c'est tout vous dire, si vous l'aimez en vérité.

Source : Livres-mystiques.com

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Message par ami de la Miséricorde le Lun 23 Sep - 21:57

ONZIÈME MOTIF
La gloire de la très sainte Vierge


La divine Marie est la générale des armées de Dieu, et les anges en sont les troupes glorieuses ce soit donc les soldats de celle qui seule paraît terrible comme une armée tout entière rangée en bataille ; et ils ont fortement combattu pour sa gloire dès la création du monde, s'opposant à Lucifer et aux anges apostats qui n'ont pas voulu se soumettre à son empire, Dieu leur ayant révélé qu'elle devait être quelque jour leur souveraine.

Elle est l'auguste et triomphante reine du paradis ; les anges sont les fidèles et généreux sujets qui l'ont honorée, comme nous venons de le dire, auparavant qu'elle fût, et qui tiennent à grande gloire d'être assujettis aux lois de son royaume.

Elle est dame des anges, et souvent elle est invoquée sous cette qualité de Notre-Darne des Anges ; ils sont donc ses serviteurs, mais des serviteurs si zélés, qu'ils ne font qu'attendre la manifestation de ses volontés, pour les exécuter au moindre signe, avec une promptitude inénarrable.

Elle est même leur amie ; c'est pourquoi dans les Cantiques (VIII, 13) le divin époux la prie de parler et de faire entendre sa voix, parce que, dit-il, les amis écoutent. Or, ces amis sont les saints anges. L'on peut dire de plus, qu'elle est leur mère en quelque manière, et c'est le sentiment de plusieurs graves théologiens. Tous ces titres font assez voir qu'il y va de la gloire de cette reine, de cette générale, d'une si glorieuse et si puissante dame, que ses sujets, ses soldats, ses serviteurs soient considérés.

L'amour qu'elle a pour eux, les traitant comme ses fidèles amis, et même comme ses enfants, demande par toutes sortes de raisons que nous aimions ce qu'elle aime, que nous ayons de profonds respects pour ceux qu'elle désire d'être honorés. Louons donc et bénissons les saints anges, parce que la très pure Vierge, l'auguste reine et dame des anges en est louée et bénie : mais louons et bénissons le Seigneur, qui a fait tout ce qu'il y a de grand et de louable, et en la dame des anges et dans les saints anges ; et c'est Dieu seul, Dieu seul, Dieu seul.

DOUZIÈME MOTIF
Dieu seul  
 
Quand on a dit Dieu, tout est dit, et il ne reste plus rien à dire, au moins au pur amour, dont tout le plaisir est de le dire mais de le dire seul. Comment pourrait-il dire autre chose, puisqu'il ne sait autre chose ? Pour nous, disait autrefois l'un des plus grands saints de ce pur amour, le divin Paul, nous ne connaissons plus personne (II Cor. V, 16) ; car c'est le propre de cet amour, d'ôter la vue de tout ce qui n'est pas Dieu : ou s'il laisse la connaissance de quelque autre chose, ce n'est que pour la voir en son néant, en la présence de cet être suradorable.

De là vient qu'il s'écrie : Qu'ai-je au ciel ou en la terre, sinon vous, ô mon Dieu ! (Psal. LXXII, 25) Il n'a rien en la terre, il n'a rien au ciel ; parce qu'il n'a rien que Dieu seul. En vérité, il ne pense plus ni à plaisir, ni à réputation, ni à honneurs, ou à richesses. Il s'oublie des biens naturels, des biens temporels, des biens moraux, des biens spirituels, n'étant rempli que du souverain bien. Je dirai plus : il perd même la mémoire de soi-même, car il se voit dans le rien, comme le reste des choses : dans l'affaire de son salut, dans son âme, dans le paradis, dans l'éternité, il n'y voit que le Dieu de son âme, le Dieu du paradis, le Dieu de l'éternité.

On a beau lui faire voir et lui parler d'autre chose, son coeur est toujours tourné vers Dieu seul. Son coeur et sa chair sont dans une sainte défaillance à l'égard de tout être créé ; Dieu seul, le Dieu de son coeur, et sa part éternelle, fait son unique tout.  
 
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Message par ami de la Miséricorde le Mar 24 Sep - 22:09

DOUZIÈME MOTIF
Dieu seul


Quand on a dit Dieu, tout est dit, et il ne reste plus rien à dire, au moins au pur amour, dont tout le plaisir est de le dire mais de le dire seul. Comment pourrait-il dire autre chose, puisqu'il ne sait autre chose ?

Pour nous, disait autrefois l'un des plus grands saints de ce pur amour, le divin Paul, nous ne connaissons plus personne (II Cor. V, 16) ; car c'est le propre de cet amour, d'ôter la vue de tout ce qui n'est pas Dieu : ou s'il laisse la connaissance de quelque autre chose, ce n'est que pour la voir en son néant, en la présence de cet être suradorable.

De là vient qu'il s'écrie : Qu'ai-je au ciel ou en la terre, sinon vous, ô mon Dieu ! (Psal. LXXII, 25) Il n'a rien en la terre, il n'a rien au ciel ; parce qu'il n'a rien que Dieu seul. En vérité, il ne pense plus ni à plaisir, ni à réputation, ni à honneurs, ou à richesses.

Il s'oublie des biens naturels, des biens temporels, des biens moraux, des biens spirituels, n'étant rempli que du souverain bien. Je dirai plus : il perd même la mémoire de soi-même, car il se voit dans le rien, comme le reste des choses : dans l'affaire de son salut, dans son âme, dans le paradis, dans l'éternité, il n'y voit que le Dieu de son âme, le Dieu du paradis, le Dieu de l'éternité.

On a beau lui faire voir et lui parler d'autre chose, son coeur est toujours tourné vers Dieu seul. Son coeur et sa chair sont dans une sainte défaillance à l'égard de tout être créé ; Dieu seul, le Dieu de son coeur, et sa part éternelle, fait son unique tout.

La nature angélique a des perfections admirables ; mais elle ne les tire que de Dieu seul, et ce n'est qu'en lui qu'elle possède des élévations si glorieuses. C'est à Dieu seul, enseigne le dévot saint Bernard, après l'Écriture, que l'honneur est dû et la gloire.

Il est vrai, dit ce saint Père, que nous ne devons pas être ingrats envers les saints anges ; que nous leur devons avoir une grande dévotion, et être beaucoup reconnaissants pour leurs bontés ; que nous devons être tout pleins d'amour pour de si nobles créatures, qui nous aiment si véritablement ; que nous les devons honorer autant que nous pouvons, et que nous devons avoir pour eux tous ces amours et toutes ces reconnaissances.

Aimons, s'écrie ce saint homme, et honorons les anges ; cependant tout notre amour et tout notre honneur doit être rendu à celui dont nous avons reçu, et eux et nous, tout ce que nous avons, soit pour aimer et honorer, soit pour être aimés et honorés : et après tout qu'avons-nous de reste, nous qui devons à Dieu tout notre coeur, toute notre âme, toutes nos forces ?

C'est donc en Dieu et pour Dieu qu'il faut aimer les anges.

C'est Dieu qui doit être le grand motif de toutes nos dévotions ; et heureuses les âmes que non-seulement la vue de Dieu, mais la vue de Dieu seul fait agir.

C'est pour ces âmes saintement désintéressées que nous avons mis Dieu seul pour leur servir de motif dans l'amour et la dévotion que nous les invitons d'avoir pour les esprits du pur amour.

Si ce n'est que Dieu seul qu'elles regardent dans les choses, à la bonne heure ; elles peuvent donc bien considérer et aimer les anges, car elles les trouveront tout remplis de Dieu seul.

Source : Livres-mystiques.com

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Message par ami de la Miséricorde le Mer 25 Sep - 21:24

DOUZIÈME MOTIF
Dieu seul


L'épouse, dans les Cantiques (III, 2-4), cherche ce Dieu seul au milieu des nuits sombres, et des obscurités de cette vie ; et dans l'ardeur de l'amour qui la presse, elle va de tous côtés : elle cherche ce bien-aimé dans les rues et les places publiques, elle en demande des nouvelles à tous ceux qu'elle rencontre ; mais tous ses efforts demeurent inutiles et sans effet. Enfin, elle est rencontrée par les gardes de la ville ; et les ayant un peu passés, elle trouve avec joie le bien-aimé de son coeur. Or cette amante sacrée est l'âme, divinement éprise du pur amour ; c'est pourquoi elle est épouse à raison de son union avec Dieu seul.

Comme ses affections ne sont pas partagées, elle mérite le lit nuptial du divin époux ; aussi dit-elle qu'elle le cherche en son lit. Cet époux lui déclare qu'il a été blessé d'amour par l'un de ses yeux, et par un seul de ses cheveux (Cant. IV, 9) : il veut marquer par là l'unité de ses affections ; il ne parle que de l'un de ses cheveux, parce qu'elle n'a qu'une seule liaison ; que de l'un de ses yeux, parce qu'elle ne regarde qu'une seule chose, et c'est ce qui lui a ravi son coeur : ainsi elle ne pense qu'à lui, et ne veut que lui seul.

Elle va donc dans les rues et les places publiques, le cherchant uniquement ; elle ne se met pas en peine s'il fait nuit ; elle ne songe pas qu'elle marche dans les ténèbres, son amour lui sert de flambeau et de guide : de même l'âme qui a le pur amour, s'appuyant uniquement sur la foi, cherche Dieu seul sans cesse au travers de tous les voiles des choses créées, et dans les rues et les places publiques, c'est-à-dire, de tous côtés ; et comme l'épouse demande son bien-aimé, sans même le nommer, l'amour qui l'a transportée lui faisant croire que tout le monde sait le sujet de ses affections ; aussi cette âme crie partout, Dieu seul, sans prendre garde à ceux qui entendent ce langage ou non : elle méprise avec facilité l'aveuglement de ces gens, à qui ce discours est comme une langue étrangère.

Le langage de l'amour, dit saint Bernard, est un langage barbare à ceux qui n'aiment pas. Si je parle, dit l'amoureux saint Augustin, à une personne qui aime, elle ressent assez ce que je dis : si je parle à un coeur glacé et dépourvu de l'amour, il ne l'entend pas. L'épouse ne trouve pas son bien-aimé ; c'est que son bien-aimé est Dieu seul : et dans tous les hommes il y a autre chose que Dieu seul ; si on excepte celle qui ne peut souffrir de comparaison, la toujours incomparable Vierge Mère de Dieu.

Le péché se rencontre dans tous, ou le péché mortel, ou véniel, ou au moins originel ; s'il est vrai que quelques saints aient été préservés du péché véniel, comme quelques-uns le pensent de saint Jean-Baptiste : mais enfin, ce bien-aimé se trouve après la rencontre de ceux qui veillent sur la garde de la cité ; c'est que ces gardes posés sur les murs de Jérusalem, qui veillent continuellement, sont les saints anges ; et on trouve le bien-aimé en les rencontrant, parce qu'il n'y a et n'y a jamais eu en eux que Dieu seul.

Il est vrai que l'épouse déclare qu'elle a trouvé son bien-aimé, après avoir un peu passé ces gardes parce que le pur amour ne s'arrête pas même aux beautés, ni à toutes les autres perfections des anges, pour aimables et pour charmantes qu'elles puissent être : il passe tout cela, et s'en va uniquement à Dieu seul, l'auteur de toutes ces grâces et de tous ces dons, le principe et la fin de toutes choses. Celui qui a le pur amour est dans une mort générale à tout ; et c'est cette mort qui apprend la science de ce pur amour : c'est pourquoi saint Bernard souhaitait de mourir de la mort des anges ; il entendait par cette mort cet éloignement parfait de toute attaque à l'être créé ; et dans le désir du pur amour, il soupirait fortement après ce saint dénuement de tout ce qui n'est pas Dieu.

Où trouvera-t-on la sagesse ? dit le saint homme Job. (XXVIII, 12) Ce n'est pas en la terre de ceux qui vivent délicieusement : l'abîme et la mer disent qu'elle n'est pas avec eux. D'où vient donc la sagesse ? Elle est cachée aux yeux de tous les vivants, de tous ceux qui sont en eux-mêmes ; elle est même inconnue aux oiseaux du ciel, aux esprits plus élevés, aux personnes les plus doctes, à tous ces savants, à tous ces grands hommes. Il n'y a que la perdition et la mort, qui ont dit qu'ils en avaient appris quelque chose, et qu'ils en savaient des nouvelles.

Ô mon Père, disait notre Maître, je vous confesse que vous avez caché ces choses aux sages et prudents, et que vous les révélez aux petits ! Oh ! Que bienheureux donc les pauvres d'esprit ! Oh ! Que bienheureux ces morts qui meurent au Seigneur, à qui la science de Dieu seul est donnée, et dont la volonté n'est attachée qu'à ce Dieu seul !

Source : Livres-mystiques.com

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Message par ami de la Miséricorde le Jeu 26 Sep - 22:05

DOUZIÈME MOTIF

Dieu seul


Ces âmes ne voyant que cette Majesté infinie dans les saints anges, sont ravies, dans l'heureuse découverte qu'elles en font, ces troupes glorieuses.

Ô troupes célestes, disent-elles, que vous êtes aimables dans vos beautés, puisqu'elles ne sont que de très purs miroirs de la beauté de Dieu, sans la moindre petite tache !

Il faut bien que nous vous aimions, puisqu'on ne voit que Dieu vous, puisque vous en avez été toujours remplies, puisque n'ayant jamais été à vous-mêmes, vous avez été toujours à lui seul. Grands princes de l'Empyrée, quel moyen de ne vous pas aimer, puisque vous avez toujours aimé et toujours été aimés de l'amour même, puisque sans cesse vous avez aimé autant que vous avez pu aimer : car il très vrai que vous n'avez pas été un seul moment sans amour, et sans le pur amour.

Ô mon âme, si nos inclinations doivent être réglées par les inclinations d'un Dieu, les anges doivent bien être le plus digne sujet de nos plus tendres affections. Ô mes désirs, allez donc, mais courez, volez à ces ravissants objets, à ces aimables esprits, à glorieux princes de la bienheureuse éternité. Dieu seul, Dieu seul, Dieu seul.



PREMIÈRE PRATIQUE

Avoir une dévotion singulière aux anges, archanges et principautés


Les trois ordres de la troisième et dernière hiérarchie des anges sont composés des anges, des archanges et des principautés, ou, selon quelques-uns, des vertus.

Cette dernière hiérarchie est appliquée spécialement aux soins des hommes, des royaumes et provinces, ou de quelques autres choses particulières qui regardent le bien de l'homme.

Nos anges gardiens sont pris ordinairement du troisième ordre de cette hiérarchie : les archanges veillent sur les empires et sur les provinces ; et les principautés communiquent aux anges et archanges les ordres de la divine Providence, qu'ils reçoivent de la seconde hiérarchie.

Ils sont appelés principautés, selon saint Grégoire, parce qu'ils sont les princes des célestes esprits des deux ordres inférieurs de leur hiérarchie.

Les anges manifestent la divine volonté dans les choses ordinaires ; les archanges la font connaître en celles qui sont de plus grande conséquence ; et les uns et les autres l'apprennent et en reçoivent les lumières par les principautés, qui représentent d'une manière spéciale l'empire et la souveraineté de Dieu.

Or, les bontés charitables des bienheureux esprits de cette hiérarchie envers les hommes, sont si excessives, sont si admirables, que jamais nous ne pourrons assez ni les reconnaître, ni les admirer ; mais au moins aimons-les autant que nous les pourrons aimer : je sais bien que ce ne sera jamais selon leurs mérites : fasse le ciel, que ce soit de toutes nos forces, autant que l'ordre de Dieu le demande de nous, et en la manière qu'il désire !

Source : Livres-mystiques.com

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Message par ami de la Miséricorde le Sam 28 Sep - 8:13

PREMIÈRE PRATIQUE
Avoir une dévotion singulière aux anges, archanges et principautés

Ayons donc une singulière dévotion à nos bons anges gardiens : en vérité, il est bien difficile de s'en défendre ; et il faut n'avoir plus du tout de lumières, et être sans coeur pour ne pas entrer, à leur égard, dans tous les sentiments possibles d'une entière et parfaite reconnaissance. Honorons beaucoup tous les anges gardiens des infidèles, et allons de temps en temps en esprit pour converser avec eux, et leur tenir compagnie, pour leur marquer les regrets de nos coeurs sur l'infidélité des personnes qu'ils gouvernent.

Hélas ! bien loin de les remercier de leurs soins amoureux, ces pauvres infidèles ne savent pas même qu'ils en sont assistés. Admirez ces princes du ciel, et leur patience infatigable : considérez-en tant de millions dans ces terres étrangères, qui veillent sans se lasser sur tous ces misérables, sans que jamais ils en reçoivent la moindre reconnaissance ; tâchez de suppléer, le moins mal qu'il vous sera possible, à leur oubli ; que ces ingratitudes, ou cette ignorance, vous remplissent le cur de mouvements d'amour pour ces esprits d'amour.

Communiez de temps en temps en leur honneur ; faites des mortifications, donnez des aumônes, entendez la messe, et faites-la célébrer ; surtout comme nous l'avons déjà dit, tenez-leur compagnie en esprit, allez souvent leur rendre visite. Ah ! si les princes de la terre, si les rois du monde étaient en quelque lieu où vous puissiez avoir l'honneur de les saluer, de les entretenir à votre aise, de gagner leur amitié, et ensuite d'en être considérés, que feriez-vous ? Voici des princes et des rois de l'Empyrée que vous pouvez saluer à loisir, dont vous pouvez avoir les bonnes grâces, qui sauront bien récompenser tôt ou tard l'affection que vous aurez pour eux. Comme ils sont délaissés, ils en auront plus de sujet de vous aimer davantage. Un grand roi et bien généreux qui recevrait hors de son royaume et dans l'abandonnement de ses sujets, des services considérables, ne manquerait pas de les reconnaître hautement quand il serait paisible dans ses États ; jugez de là ce que vous devez attendre de ces nobles esprits.

Faites des dévotions en leur honneur, pour obtenir de la divine bonté, la conversion des peuples qui sont sous leur charge ; afin que connaissant l'adorable Jésus et l'aimable Marie, ils connaissent aussi et révèrent ces grands de la cour céleste. Je vous dis la même chose des anges gardiens des hérétiques, des anges gardiens de tant de pauvres gens de la campagne, qui n'ont guère plus de lumières sur les saints anges, que ceux qui vivent au milieu des terres infidèles. Entrez dans les mêmes pratiques à leur égard, et priez souvent que leur dévotion s'établisse par leur connaissance et leur amour.

Ayez de la dévotion aux anges gardiens de vos amis ; ils vous rendent en bien des rencontres des assistances plus grandes que vous ne pensez, et quelquefois même ils vous donnent des secours que vous ne recevez pas de votre propre ange gardien : il y a des occasions où ils s'intéressent pour le bien de ceux dont ils ont soin, sachant que votre amitié leur est utile pour le salut de leurs âmes.

Comme il n'y a rien que ces saints esprits aient plus en horreur que les amitiés mauvaises ou dangereuses, une des choses aussi qui les console davantage, est une sainte union pour l'intérêt de Dieu. Les diables travaillent, autant qu'ils peuvent, à lier de mauvaises amitiés, et les bons anges à les rompre. Les saints anges unissent avec soin les personnes qui vont à Dieu, et les diables n'oublient rien pour les séparer, et y mettre quelque désunion. Une sainte personne ayant contracté une amitié fort chrétienne avec une autre, le diable, envieux du bien qui en arrivait, en prit une, et la jeta du haut d'un degré par terre.

L'ange gardien de la personne amie accourut bien vite à son secours, et empêcha qu'elle ne fût blessée ; mais ce qui est remarquable, c'est que ce fut l'ange de la personne amie, et non pas le gardien de celle qui fut précipitée par le démon.

Source : Livres-mystiques.com

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Message par ami de la Miséricorde le Dim 29 Sep - 1:01

PREMIÈRE PRATIQUE
Avoir une dévotion singulière aux anges, archanges et principautés


Dans ce nombre de vos amis, les directeurs spirituels y doivent tenir l'un des premiers rangs ; priez leurs bons anges qu'ils leur inspirent des conseils purs et conformes à la divine volonté : vous devez aussi bien considérer ceux de vos pères, mères, parents, ceux des autres personnes dont vous avez affaire, et qui vous rendent ou peuvent rendre quelque service ; l'honneur que vous rendrez à leurs anges ne sera pas sans effet, et vous obtiendrez par leurs moyens ce que vous ne gagneriez jamais par une autre voie.

Souvenez-vous bien aussi des anges gardiens de toutes les personnes qui vous obligent ou qui vous ont obligés ; ces anges ont plus de part que vous ne croyez aux bienfaits que vous en avez reçus. Honorez les anges de vos ennemis, de ceux qui vous sont opposés en quelque manière que ce soit, c'est le vrai moyen de leur adoucir le coeur ; ou, s'il est plus de la gloire de Dieu que vous en souffriez, ces glorieux esprits vous obtiendront des grâces spéciales pour faire un bon usage de vos souffrances, et pour aimer cordialement ceux qui vous haïssent, ou qui vous font de la peine.

N'oubliez pas de rendre vos respects aux princes du ciel, qui gouvernent le Souverain Pontife, les évêques et autres personnes qui veillent sur l'Église, les rois, princes, gouverneurs et autres administrateurs des choses temporelles.

Les archanges des royaumes et des provinces doivent encore faire le sujet de vos dévotions ; comme aussi ceux des villes et villages où vous demeurez, et par où vous passez.

C'était la dévotion du saint homme, le P. Le Fèvre, premier compagnon de saint Ignace ; et saint François de Sales en fait une honorable mention, en son livre de l'Introduction à la vie dévote.

Saint François Xavier, allant aux Indes, fit ses dévotions au saint archange de ces pays ; et étant encore à Rome, il fut visité et exhorté puissamment de passer en ces terres étrangères par un ange habillé en Indien. Ce Macédonien, qui parut à saint Paul, et qui le pressait d'aller en Macédoine, pour y prêcher l'Évangile était sans doute l'archange de ce pays-là !

Nous avons dit ci-devant, qu'il y avait des anges qui prennent soin des cieux, du soleil, du feu, de l'air, des eaux, de la terre, et même des autres créatures qui sont dans le monde.

Et l'angélique Docteur tient que Dieu se sert du ministère des esprits du ciel, pour tout ce qu'il fait ordinairement ici-bas en terre.

C'est par eux que les fléaux de sa divine justice sont détournés, que les embrasements et les incendies s'éteignent, que les inondations cessent, que la peste s'apaise, que l'air se purifie, que les terres deviennent fertiles, et enfin que toutes sortes de biens nous arrivent, et que nous sommes préservés d'une infinité de maux ; et souvent tout cela sans que nous nous en apercevions, sans que nous sachions les obligations que nous en avons aux saints anges.

Prenons donc aujourd'hui une bonne résolution de les en remercier quelquefois, et de les invoquer et faire invoquer par des prières publiques et particulières, en temps de famine, de guerre, ou de peste, dans les autres maladies et besoins, pour la sécheresse et la pluie, pour les grains de la terre, et en toutes sortes de nécessités.

Nous avons aussi dit que c'étaient les protecteurs à qui nous devons avoir recours en toutes choses, et les plus puissants que le ciel nous ait donnés pour détruire toute la puissance de nos adversaires.

Source : Livres-mystiques.com

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Message par ami de la Miséricorde le Dim 29 Sep - 22:34

PREMIÈRE PRATIQUE
Avoir une dévotion singulière aux anges, archanges et principautés


Nos églises ont des anges qui les gardent, et les autels mêmes ; et ils se rendent à grandes troupes auprès des tabernacles, où repose le très-saint sacrement de l'autel, pour y faire la cour à leur souverain. Plusieurs saints les ont vus rendre leurs adorations à leur grand Roi et au nôtre. Un saint ermite apprit de la bouche même d'un ange, qu'il gardait un autel, et qu'il n'en était point parti depuis sa consécration.

C'est à ces anges que nous devons souvent avoir recours, afin qu'ils suppléent à nos négligences, à nos tiédeurs, et à notre peu de respect devant le Dieu d'infinie majesté, au très saint sacrement, afin qu'ils apaisent sa colère justement irritée, pour tant d'irrévérences qui se commettent en nos églises, afin qu'ils ouvrent les yeux à la plupart des Chrétiens qui font si peu d'attention à la vénération qui est due à nos temples.

Il est bon de s'unir à ces esprits célestes, à leurs respects, à leurs amours ; et, à l'imitation du Psalmiste, chanter les louanges de Dieu en leur présence.

Ô mon Seigneur et mon Dieu, souffrez ici que mon coeur se répande et soupire devant votre majesté, sur le déplorable aveuglement que l'on remarque parmi votre peuple, qui est le peuple de lumière.

Est-ce donc vous, ô Dieu infiniment adorable ! qui êtes caché avec toutes vos grandeurs sous le voile des espèces de la divine Eucharistie ? Est-ce votre corps, votre sang, votre âme, votre divinité, qui est réellement et véritablement au très-saint sacrement de l'autel ? Reste-t-il encore quelque peu de foi pour ces vérités si indubitables ?

Mais est-ce une illusion ce que nous voyons, ce que nous touchons, ce que nous apercevons si souvent dans le traitement que vous recevez des hommes en cet auguste mystère ?

Les cheveux dressent, et il n'y a partie dans tout le corps qui ne tremble de frayeur, quand l'on considère les abominables profanations que font les sorciers, de ce sacrement d'amour, et les impiétés horribles des hérétiques, à l'égard de ce mystère adorable.

Mais qui pourra jamais concevoir les irrévérences des fidèles, des personnes qui croient et qui craignent, et qui se disent prêts de mourir pour cette vérité ; que vous êtes, ô mon Dieu, ô adorable Jésus, très présent en la divine Eucharistie.

Anges du firmament, quel spectacle est-ce pour vous que la vue d'un tel aveuglement ? Ah ! Quil faut bien dire que votre patience prend ces mesures de celle de ce débonnaire Sauveur, pour souffrir de telles irrévérences !

Non, il le faut dire à la face du ciel et de la terre, on ne peut en revenir ; il n'est pas possible, il faut se perdre d'étonnement lorsque l'on considère des ténèbres si effroyables.

Ô mon Dieu ! Ô mon Dieu ! Vivons-nous dans un pays catholique ? Nos églises et nos autels sont-ils entre les mains des fidèles ?

Ces peuples qui s'y rendent en foule, ont-ils quelque reste de foi ? Sommes-nous enchantés dans la découverte que nous faisons de ce qui se passe ; et si ce sont des vérités, pouvons-nous vivre ?

Est-il possible que nous puissions rester dans un lieu où notre Maître est si étrangement traité ?

Source : Livres-mystiques.com

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Message par ami de la Miséricorde le Lun 30 Sep - 22:55

PREMIÈRE PRATIQUE

Avoir une dévotion singulière aux anges, archanges et principautés


Écoutez, Chrétiens, mais écoutez-le bien : C'est une chose hors de doute, que sous la moindre petite parcelle du très saint sacrement de l'autel, le grand Dieu des éternités y est très véritablement ; tous les catholiques en demeurent d'accord.

Mais quels soins apporte-t-on pour empêcher les profanations qui en peuvent arriver ? Oh ! Combien de prêtres, peu instruits des saintes rubriques, ou peu appliqués aux soins du corps adorable d'un Dieu, ne font presque point d'attention pour recueillir soigneusement les parcelles qui peuvent rester sur la patène ou sur le corporal !

La plupart des autels portatifs sont si petits, que l'on ne peut pas retirer le saint calice un peu à côté ou en arrière pour avancer la patène sur le corporal, et pouvoir lever ledit corporal, et en faire tomber les parcelles qui y restent sur la patène, en sorte que très souvent le corps du Fils de Dieu y demeure, et tombe par terre, ou bien est porté à l'eau, quand il les faut blanchir.

Combien trouve-t-on de corporaux troués, ou dans une saleté qui fait bondir le coeur ?

L'expérience fait voir dans les maisons religieuses, où l'on se sert à la grille d'une patène quand l'on communie, ou de quelque taffetas rouge ou vert, parce que la couleur du linge ne permet pas de voir les parcelles de la sainte hostie, qui sont de la même couleur ; l'expérience, dis-je, fait connaître que souvent plusieurs parcelles se détachent insensiblement du très saint sacrement, et que par suite, dans les lieux où il n'y a qu'une nappe ordinaire, elles tombent, ou sur cette nappe, ou par terre, à moins que le prêtre ne veille extraordinairement à porter le ciboire de telle manière, qu'il soit toujours au-dessous de la sainte hostie, ce qui n'est pas presque possible en plusieurs occasions.

Si elles tombent sur la nappe, elles tombent aussi par terre ; car à chaque fois que l'on communie, on laisse aller la nappe, et l'on n'y fait pas davantage de réflexion ; ensuite on la plie, on ne la regarde pas, et quand on le ferait, les petites parcelles qui sont presque imperceptibles, ne se pourraient pas voir, à raison de la couleur blanche du linge.

Voilà donc le corps d'un Dieu foulé aux pieds, et quelquefois sous les souliers d'une chétive créature. Combien de tabernacles pleins d'araignées ou de poussière, et si peu fermés, que l'on ne voudrait pas en sa maison avoir des armoires si peu sûres et si sales pour y renfermer les moindres choses !

Combien de prêtres en laissent-ils la clef dans l'église, sans être enfermée sous quelque autre clef, que l'on doit emporter, si l'on n'emporte pas celle du tabernacle ? Et combien de profanations arrive-t-il de ce peu de soin ?

Nous parlons des choses que nous savons. Combien de ciboires, honteusement couverts de méchants haillons, pour y mettre la divinité, le corps et le sang de l'adorable Jésus ? Cependant les Chrétiens savent et voient ces choses, et presque personne ne pense à y apporter remède. L'on entend, hé mon Dieu !

Combien de fois l'ai-je entendu ? combien de fois me l'a-t-on dit ? Il n'y a point d'argent pour avoir même un peu de linge pour faire des corporaux ou purificatoires ! Les plus pauvres paysans en trouveront pour leur avoir des chemises et des collets ; mais pour vous, mon Dieu, vous n'avez pas ce crédit.

Source : Livres-mystiques.com

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Message par ami de la Miséricorde le Mar 1 Oct - 22:36

PREMIÈRE PRATIQUE
Avoir une dévotion singulière aux anges, archanges et principautés


(...) Ô Messieurs et Mesdames, qui avez tant de beau linge, tant de beaux meubles, tant de vaisselle d'argent, et qui en avez quelquefois pour les plus bas usages, que direz-vous au jour du jugement ? Pasteurs qui avez le soin de ce corps adorable, que lui direz-vous ? Sera-ce une excuse pour vous, de dire en ce jour redoutable, que l'Église n'avait pas d'argent pour avoir des corporaux, pour avoir quelque petit ciboire ou calice ? L'épargne d'un festin, de quelque repas, ou quelque autre dépense, y serait plus que suffisante ; je dis pour des calices et des ciboires ; car deux écus, ou moins, vous suffiraient pour avoir des corporaux, qui quelquefois sont si étroits, que le prêtre, après la consécration, à peine peut-il y tenir les mains.

On verra dans la chapelle d'un gentilhomme un calice d'étain ; dans celle de plusieurs ecclésiastiques, qui en ont de bons revenus, la même chose, et presque point de corporaux ou d'ornements pour le saint autel. Mais est-il bien possible que ces choses que nous avançons soient véritables ? Y a-t-il encore quelque foi du très saint sacrement parmi les Chrétiens ? Nos coeurs peuvent-ils bien subsister après cela, sans se feindre de douleur ? Qui me donnera une voix de tonnerre, pour crier par toute la terre aux enfants des hommes, et leur reprocher leur dureté et leur insensibilité ?

Ô Anges du paradis, je m'adresse à vous, sachant bien que les hommes sont des endurcis : ayez donc soin, je vous en conjure, je vous demande cette grâce, prosterné à vos pieds, dans le regret de mon coeur, et baigné de larmes ; ayez soin du corps de notre Souverain. Ayez soin de toutes les parcelles des saintes hosties ; donnez de saints mouvements aux prêtres pour les bien nettoyer avant de les consacrer, et pour se servir ensuite de tous les moyens possibles, afin que celles qui restent après la consécration ne soient pas profanées.

Inspirez de fortes vues aux prélats, aux archidiacres et aux visiteurs, pour tenir la main pour trouver des moyens à ce que le corps d'un Dieu soit traité, soit gardé avec toute sorte de respect. Donnez de plus en plus des lumières à ceux qui élèvent les ecclésiastiques dans les séminaires, à y donner les instructions nécessaires sur un sujet de telle importance ; faites que dans les conférences des ecclésiastiques l'on s'en entretienne, l'on en parle, l'on avise aux remèdes ; touchez le coeur des personnes qui ont quelque commodité, à ce que dans les diocèses l'on s'unisse ensemble pour faire quelque fonds pour avoir des ciboires, calices, corporaux.

Je sais, dans l'expérience que j'en ai, par un grand nombre de visites que mon ministère m'oblige de faire tous les ans, que si l'on avait un peu de zèle, il serait facile en quelques années, par les soins d'un prélat, des archidiacres, des curés, de la noblesse et de quelques personnes accommodées, d'avoir des tabernacles décents, des ciboires d'argent ; ou dans les lieux qui sont sujets à être volés, des ciboires de cuivre, dont la concavité serait remplie d'une façon de coupe d'argent, qu'il est facile d'approprier au ciboire fort au juste, et de l'y attacher proprement pour y mettre les saintes hosties, et cela pour peu de dépense, deux écus y pouvant suffire.

Ces sortes de ciboires sont aussi propres que les petites boites d'argent, et sont plus d'usage, à raison qu'ils contiennent un plus grand nombre d'hosties, qui n'y sont pas exposées, comme dans les petites boîtes, à plusieurs périls que l'on voit en arriver, lorsque l'on s'en sert pour communier à Pâques, ou en d'autres fêtes solennelles, quand il y a grand nombre de personnes qui approchent de la sainte table ; il serait aisé, dis-je, d'avoir des tabernacles raisonnables, aussi bien que des ciboires, et de ne se servir plus que de calices d'argent, et de fournir toutes les églises et chapelles de corporaux et purificatoires qui seraient en bon ordre. (...)

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Message par ami de la Miséricorde le Mer 2 Oct - 21:58

PREMIÈRE PRATIQUE
Avoir une dévotion singulière aux anges, archanges et principautés


Sublimes intelligences, aimables gardiens des chapelles, faites connaître le désordre où elles sont ; faites-en faire la visite exacte ; car très souvent on ne les visite point, l'on se contente de celles des paroisses, ce qui fait qu'à peine sait-on ceux qui en sont les titulaires, qui souvent n'y viennent point, qui en mangent le revenu impunément, qui laissent les fondations, qui ne s'en acquittent que d'une partie et qui ne font aucune dépense pour ces chapelles ou prieurés qui sont dans un état pitoyable, sans ornements, sans décoration, qui paraissent plutôt des étables ou des granges, que des chapelles destinées à la consécration du corps et du sang d'un Dieu.

Oh ! Quel compte les prélats rendront-ils de tous ces lieux, où il se commet des irrévérences perpétuelles contre le plus auguste de nos mystères, par le peu de soin qu'ils en ont.

Je ne puis ici m'empêcher que je ne dise une remarque que j'ai faite en mes visites.

S'il manque à une église une bannière ou un drap de mort, l'on voit un grand empressement pour trouver de l'argent pour en avoir ; si l'on parle sur ce sujet, l'on est écouté, l'on est aidé ; chacun crie que c'est un désordre, et quoique la dépense soit assez considérable, l'on trouve les moyens de la faire : faut-il deux écus pour mettre un ciboire dans la décence, en la manière que nous l'avons dit, ou pour avoir des corporaux, chacun ne dit mot, personne n'y veut entendre.

Voilà où va l'aveuglement des Chrétiens, ce qui marque assez et la dureté des coeurs, et le manque de foi.

Quelquefois même l'on s'opposera à avoir un calice d'argent, ou un ciboire ; l'on criera qu'il suffit bien d'en avoir un d'étain ; que l'on s'en est bien contenté par le passé, et l'on voudra mettre l'argent de la fabrique en rente.

Je laisse à penser à toutes les âmes de piété, à ce qu'elles feront pour travailler à remédier à des choses si déplorables, et je convie avec larmes, toutes celles qui sont touchées de la gloire de l'adorable Jésus au très saint sacrement, de faire quantité de dévotions en l'honneur des saints anges, et spécialement de ceux qui résident dans nos églises, qui sont auprès du très saint sacrement, qui en gardent les autels, afin qu'ils demandent pardon à la majesté divine de nos irrévérences, de nos froideurs, de notre aveuglement, de notre dureté, et à ce qu'ils inspirent des moyens convenables pour faire rendre les respects qui lui sont dus dans ce mystère d'amour.

Ce que rapporte le P. de Bary Jésuite, en son digne livre de la Dévotion des anges, fait bien voir que les communautés ou congrégations ont aussi des anges qui en prennent soin. Il assure donc avoir appris du confesseur d'un jeune homme de la ville d'Eu, que ce jeune homme étant fort malade vers l'heure de midi, un jour de mercredi, deux anges, pleins de majesté et de beauté, lui apparurent, et qu'ils le consolèrent jusqu'au moment de sa mort, qui fut le samedi suivant, comme ils lui avaient prédit. Or l'un de ces anges lui dit qu'il était son ange gardien, et l'autre, le tutélaire de la congrégation de la très sacrée Vierge, établie en cette ville, au collège de la Compagnie de Jésus.

L'ange de la congrégation lui dit de plus, qu'ils étaient envoyés par le commandement de la très sainte Mère de Dieu, pour l'assister de la sorte, à raison de la patience qu'il avait eue dans un mauvais traitement de son père et de sa mère, particulièrement ayant pu l'éviter, s'il eût voulu, et parce qu'il avait fidèlement observé les règles de la congrégation. (...)

Source : Livres-mystiques.com

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Message par ami de la Miséricorde le Jeu 3 Oct - 21:45


PREMIÈRE PRATIQUE
Avoir une dévotion singulière aux anges, archanges et principautés


C'est une sainte pratique d'implorer le secours des anges du diocèse dans lequel on est, et des anges de celui qui en est le prélat ; et de ses officiers, afin qu'ils obtiennent l'établissement du règne de Jésus-Christ dans les fidèles qui y demeurent, la destruction de l'empire de Satan, et les lumières et la force nécessaires pour gouverner saintement le diocèse ; et afin qu'ils empêchent la malice et les ruses des diables, qui travaillent toujours à détruire les moyens dont Dieu veut se servir pour l'établissement de ses divins intérêts.

Enfin, il faut être dévot aux anges, pour en obtenir la pureté de corps et d'esprit, la charité envers le prochain, et la patience ; aux archanges, pour en obtenir le zèle de l'intérêt de Dieu pour nous et pour les autres, spécialement pour les princes de l'Église et l'État séculier, pour les personnes publiques, pour le bien spirituel et temporel des royaumes et provinces ; aux principautés, pour la réforme de notre intérieur.

L'homme est un petit monde, et il doit commander à ses passions, et les gouverner en roi. Mais comme sa puissance est merveilleusement affaiblie par le péché, il a besoin d'être soutenu, pour ne se pas laisser vaincre à soi-même.

Les principautés qui portent à cette glorieuse qualité, par le commandement que Dieu leur a donné sur les anges inférieurs, lui rendront de puissants secours, s'il tâche à ne s'en pas rendre indigne : mais pour cela il faut honorer, avec de profonds respects, ces grands princes du paradis.

DEUXIÈME PRATIQUE
Honorer particulièrement les puissances, les vertus et les dominations

La seconde hiérarchie est composée des puissances, des vertus et des dominations ; ou, selon quelques-uns qui mettent les vertus dans la dernière hiérarchie, des principautés, des puissances et des dominations. Les dominations, comme seigneurs ou premiers de la seconde hiérarchie, donnent les ordres dans les choses de Dieu ; les vertus donnent des forces pour les exécuter, et les puissances résistent aux diables qui s'y opposent, détruisant leur pouvoir, et surmontant tous les obstacles qui s'y rencontrent.

C'est donc les dominations qui, donnant les ordres de Dieu, nous font connaître sa sainte volonté.

Oh ! Que nous serions heureux, si nous pouvions bien discerner la volonté divine d'avec la nôtre ! Combien de fois l'amour de nous-mêmes et de la créature, qui ne peut produire en nous que de l'aveuglement, nous donne-t-il le change, et nous fait-il prendre notre volonté pour celle de Dieu ?

Une âme un peu touchée du divin amour a de la peine, quand elle connaît bien la divine volonté, à s'y opposer : mais la nature corrompue vient secrètement, et nous fait penser facilement que ce que nous voulons est dans l'ordre de Dieu.

Nous voudrions bien que la volonté de Dieu fût faite ; mais nous serions bien aises que la nôtre se fit aussi ; ainsi l'on tâche d'accorder la volonté divine avec la sienne. Ce désordre est bien plus grand que plusieurs ne pensent parmi les spirituels : la dévotion aux dominations y est un grand remède, puisque c'est le propre de ces esprits de lumière de nous faire connaître les ordres de Dieu ; ils sont comme les secrétaires d'État du grand roi Jésus.

Source : Livres-mystiques.com

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Message par ami de la Miséricorde le Ven 4 Oct - 21:51

DEUXIÈME PRATIQUE
Honorer particulièrement les puissances, les vertus et les dominations


Mais ce n'est pas assez de savoir les ordres de Dieu, il en faut venir à l'exécution. Celui qui connait la volonté de son maître, et ne la fait pas, sera grandement châtié. Ô mon Dieu ! Qu'il est juste que vos créatures vous soient parfaitement assujetties ! Ô Seigneur ! Qui est semblable à vous ? Qui peut paraître en votre divine présence, et y être considéré ?

Tout l'univers devant vous n'est qu'une goutte de rosée, et toutes les nations qu'un pur néant. Quelle misère de ne pas voler au moindre signe de votre bon plaisir ! Ô bon plaisir divin ! Puisses-tu être à jamais notre unique plaisir. Allons, mon âme, allons, tirons toujours de ce côté-là : que le monde, et tout ce qu'il y a au monde, soit pour vous à jamais un sujet d'horreur. Oh ! Que votre volonté se fasse, ô mon Dieu ! En la terre comme au ciel ! Cependant avec tous nos bons desseins, nous ne faisons rien qui vaille ; nos vues sont plus longues que nos bras. L'on voit du haut d'une tour un chemin très fâcheux par où il faut passer ; et la vue en est plus facile sans doute, que la peine qu'il faut souffrir lorsqu'on y marche actuellement. Il en va de même dans nos raisons ; il nous semble que rien ne nous arrêtera ; et lorsqu'il faut combattre, de petits nains font perdre le cur à ceux qui défaisaient, en leurs pensées, des géants et des monstres.

Nous ne sommes que pure faiblesse ; nos sens, nos inclinations nous gouvernent. Vous verrez des personnes de dévotion, qui semblent faire des merveilles, rendre les armes à une petite inclination, se laisser abattre à un je ne sais quoi ; cela fait la dernière pitié : après tout cela, notre impuissance ne nous est pas encore connue ; nous sommes encore plus faibles que jamais nous ne pouvons penser. Que la dévotion aux vertus soit donc notre ressource, pour être soutenus de ces fortes intelligences. Invoquons-les dans nos faiblesses ; conseillons-en la dévotion à tous ceux qui tombent si souvent, quelques bons désirs qu'ils aient ; appelons-les à notre aide ; aimons-les, et les bénissons quand nous aurons surmonté quelque attache, ou résisté à quelque inclination de la nature. Saint Grégoire estime que c'est par les vertus que Dieu ordinairement fait la plupart des miracles ; ayez donc bien de l'amour pour ces anges ; et dans les besoins extraordinaires du corps et de l'esprit, dans les maladies publiques et autres maux, ayez recours à eux. C'est encore par eux que Dieu gouverne les saisons, et généralement les cieux et les éléments, quoiqu'il y ait des anges de la dernière hiérarchie qui en prennent un soin particulier. Dans le temps de la peste, d'inondations et choses semblables, une des meilleures choses que l'on puisse faire, c'est de les prier et de les honorer.

Nous avons dit ailleurs les différentes tentations des démons, leurs ruses, leurs malices et leurs forces, et qu'il ne nous est pas possible de résister à ces forces invisibles, de nous-mêmes ; nous avons dit que les saints anges nous étaient donnés pour en triompher. Mais il faut dire ici que c'est au choeur particulièrement des puissances, que Dieu adonné un pouvoir très spécial de détruire tous les efforts des malins esprits ; et l'un des plus grands secrets de la vie spirituelle est de s'appliquer avec soin à honorer les bienheureux esprits en choeur. Il n'est ni en mon pouvoir ni en celui des autres hommes, de faire voir assez hautement les merveilleux effets qui en proviennent.

Selon ma petite lumière, c'est l'une des dévotions qu'il faut le plus insinuer, que celle des puissances, comme l'une des plus nécessaires et des plus avantageuses. Quand l'on voit des orages s'élever dans l'Église ou dans l'État, des soulèvements contre des gens qui travaillent à la gloire de Dieu, des oppositions extraordinaires qui se forment aux grands biens que l'on pensait à faire dans les diocèses, dans les villes, campagnes et provinces, pour lors il faut faire quantité de dévotions en l'honneur de ces puissances du ciel, afin qu'elles détruisent et renversent toute la puissance et les misérables desseins de l'enfer.

Source : Livres-mystiques.com

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Message par ami de la Miséricorde le Sam 5 Oct - 21:40

TROISIÈME PRATIQUE

Avoir de profonds respects et des amours extraordinaires pour les trônes,
chérubins et séraphins


La première hiérarchie est composée des séraphins, des chérubins et des trônes ; elle reçoit immédiatement les lumières de Dieu, et c'est par elle qu'elles sont communiquées aux deux autres hiérarchies.

Les séraphins excellent dans le pur amour de Dieu seul ; aussi leur nom ne veut dire qu'incendie, ardeur.

Tous les anges sont admirables dans le divin amour ; mais les séraphins y sont incomparables. Tous ces esprits angéliques aiment grandement, mais l'amour des séraphins dit une ferveur d'amour sans comparaison (l'on excepte toujours la très sacrée Vierge, la reine du saint amour).

L'amour séraphique, dit un amour excessif, qui brûle et porte des incendies partout où il se rencontre. Le grand saint Denis en rapporte huit propriétés, qu'il compare à celles du feu.
Le feu est toujours dans le mouvement, les esprits des séraphins sont continuellement dans une tendance ineffable vers Dieu.

Le feu agit toujours : les séraphins sont toujours occupés de Dieu seul, sans jamais s'occuper, non pas même pendant le moindre instant, d'eux-mêmes, ni d'aucune chose créée.

Le feu est inflexible ; l'amour des séraphins est immuable, rien ne petit lui contrarier.

Le feu a beaucoup de chaleur ; l'amour des séraphins est tout plein d'ardeur.

Le feu, demeurant feu, ne perd jamais sa lumière ; la force de l'amour séraphique demeure toujours en son entier.

Le feu est pénétrant ; l'amour des séraphins ne se contente pas d'une union commune avec Dieu, mais ils désirent la plus intime et la plus étroite.

Le feu, non-seulement pénètre ce qui est combustible, mais il le pénètre en toutes ses parties ; l'amour séraphique se plonge, se perd et s'abîme en la divinité, par une glorieuse transformation.

Le feu échauffe et purge ; les séraphins portent l'amour et la clarté dans tous les churs des anges inférieurs.

On attribue spécialement aux chérubins la science, comme l'on fait l'amour aux séraphins : ils ne sont pas seulement appelés les savants de la belle science du ciel, mais saint Grégoire assure qu'ils en ont la plénitude.

La divine lumière leur donne des connaissances admirables, et les saintes clartés dont ils sont remplis, rejaillissent avec abondance sur les autres hiérarchies.

Ils sont représentés chez le prophète Ézéchiel sous une figure sensible, qui a des yeux de toutes parts, parce que ces esprits sont tout de lumière et de clarté.

Source : Livres-mystiques.com

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Message par ami de la Miséricorde le Dim 6 Oct - 23:06

TROISIÈME PRATIQUE

Avoir de profonds respects et des amours extraordinaires pour les trônes, chérubins et séraphins

Les trônes sont appelés de la sorte, par rapport aux trônes des souverains de la terre ; parce que comme les trônes matériels sont élevés de terre, de même ces trônes célestes sont dans une élévation très sublime, proche de la gloire de la majesté de Dieu ; avec cette différence, que les grands de la terre sont assis, se tiennent fermes, et se reposent dans leurs trônes ; mais au contraire, les trônes du ciel prennent leur fermeté et tout leur repos du souverain du paradis.

On ne laisse pas de dire, assure saint Bernard, que Dieu est assis sur ces esprits de paix.

Et c'est pourquoi on les appelle trônes ; mais Dieu, ajoute ce Père, n'y serait pas assis, s'ils ne l'étaient eux-mêmes : de là vient cette paix incompréhensible qu'ils possèdent, qui surpasse tout ce que l'on en peut penser.

Il faut dire de plus, que comme les rois se font porter quelquefois dans leur chaise royale, de même Dieu, en quelque manière, porte son esprit par ces anges, et le communique aux anges inférieurs, et aux hommes : comme les rois donnent leurs jugements sur leurs trônes, c'est aussi du milieu de ces trônes que Dieu prononce ses ordres ; c'est là où les dominations les apprennent, c'est là où ses divins jugements et ses conseils se manifestent.

Après cela, disons qu'il faut aimer, à quelque prix que ce soit, les trônes, les chérubins et les séraphins ; et s'il est bien juste d'avoir du respect et de l'amour pour tous les anges, il faut pour ceux-ci avoir des respects nonpareils, et des amours extraordinaires.

Le Seigneur, dit l'Écriture, a choisi sa demeure dans la paix.

Portez donc, dans le temps des guerres, vos dévotions vers les trônes, pour obtenir cette paix que le monde ne peut donner ; priez-les pour l'avoir avec vous-mêmes, avec Dieu, et avec votre prochain : mais souvenez-vous que la paix de Dieu n'est pas comme le monde l'estime ; car souvent ce qui fait la paix avec Dieu, nous fait une forte guerre avec les hommes.

Si je plaisais aux hommes, disait le grand Apôtre, je ne serais plus serviteur de Jésus-Christ.

Il y a certaines gens, des prédicateurs, des supérieurs, des personnes en charge dans l'Église, qui ont si grande peur de déplaire aux créatures, et qui veulent tellement les contenter, qui craignent si fort la censure du monde, et le jugement que l'on peut faire d'eux ; qui sont dans une telle frayeur des contradictions, qu'ils laissent faire la guerre à Dieu par le péché et par l'infidélité dans les emplois de ceux qui sont sous leur charge.

C'est cette paix que le Fils de Dieu proteste hautement n'être pas venu apporter en terre : aussi cet aimable Sauveur y a toujours été un signe de contradiction.

On ne l'y a pu souffrir, et enfin il lui en a coûté sa divine vie.

Source : Livres-mystiques.com

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Message par ami de la Miséricorde le Lun 7 Oct - 22:02

TROISIÈME PRATIQUE
Avoir de profonds respects et des amours extraordinaires pour les trônes, chérubins et séraphins


Pour être établi fortement dans cette paix divine, que tous les diables et les hommes ne peuvent troubler, il faut, en peu de mots, ne craindre rien, et n'espérer rien d'aucune créature vivante.

Ce peu de paroles renferme une paix qui surpasse tout sentiment. Disons encore : Croyez uniquement en Dieu, espérez uniquement en Dieu, aimez uniquement Dieu seul ; ne croyez jamais au monde, ni à ses discours, à ses maximes ; n'espérez jamais rien du monde, ni de ses honneurs, ni de ses plaisirs, ni de ses biens : n'aimez jamais le monde, et vous voilà dans une profonde paix.

Ne faites plus d'état de toutes les choses créées ; ne les regardez jamais que dans leur néant ; ne désirez jamais avoir aucune part ni dans l'estime, ni dans le cœur de qui que ce soit ; que les bons sortent de votre cœur, aussi bien que les autres ; ne faites aucune exception ; soyez prêt de souffrir de toutes les créatures, sans réserve de vos plus intimes, aussi bien que de vos ennemis ; ne croyez pas qu'on vous puisse faire tort : soyez dans un entier abandon à la divine Providence, pour entrer dans toutes les voies les plus affligeantes, soit extérieures, soit intérieures ; ne faites pas de réserve pour aucune croix : n'ayez plus aucun désir ; perdez-les tous dans le bon plaisir divin ; que Dieu seul vous suffise, vous voilà dans une paix du paradis.

Souvenez-vous ici que le trouble de la partie inférieure peut bien compatir avec la paix qui réside dans le fond de l'âme, et qui même quelquefois nous est cachée : ainsi il arrive que nous ne sommes jamais mieux en bien des rencontres, que lorsque nous pensons être le plus mal. Le diable donne une fausse paix, qui tôt ou tard n'empêche pas l'inquiétude et le trouble.

Au reste, si la paix est le don des dons, et si Notre-Seigneur se sert des bienheureux trônes pour ordonner, il n'y a plus à douter qu'on ne doive avoir pour ces esprits de paix une dévotion toute singulière.

Je dis de même pour les chérubins, puisque ce sont les anges des plus belles lumières du paradis, et qui savent mieux nous instruire dans la belle science des saints.

L'on dit, et il est vrai, que nous en savons plus que nous ne faisons ; que dans les voies de la vertu, il y a plus de lumière que de pratique : cependant il est aussi vrai que la parfaite lumière est rare, et vous auriez de la peine à le croire. Oh ! Non, je ne parle pas ici de la lumière de ces savants, qu'ils ont puisée seulement dans leurs livres : l'on n'ignore pas que dans notre siècle elle est très commune ; mais de celle des saints, que l'on rencontre plus facilement dans quelque pauvre frère convers, dans quelque simple femmelette bien mortifiée, que parmi les doctes.

Oh ! Qu'il est rare, non-seulement d'aimer le mépris, l'abjection, la pauvreté, le renoncement de soi-même, la vie cachée et inconnue ; mais encore d'être bien persuadé de l'excellence de ces choses ! L'on en parlera bien dans l'occasion, par la lecture que l'on en a faite, par conférences que l'on a entendues ; mais ce ne sera pas par une entière persuasion de l'esprit : ou si l'âme est touchée de ces vérités, ce n'est que fort superficiellement.

C'est aux pieds de Jésus-Christ crucifié, que s'apprend cette science ; et cela, non pas tant par le raisonnement de l'oraison, du discours, ou de la méditation, que par une vive lumière surnaturelle qui est donnée, et qui n'est guère donnée qu'aux pauvres, qu'aux abjects, qu'aux personnes fort humiliées. Peu de personnes, parmi même celles qui font profession de dévotion, apprennent cette grande leçon de l'école de Dieu : Qu'il est bon qu'on ne sache pas si nous sommes au monde, d'y être entièrement inconnus, ou de n'y être connus que pour être crucifiés, et y passer pour l'opprobre des hommes ; qu'il n'y a rien de plus grand que d'y être foulés aux pieds ; que la grande consolation est d'y souffrir de terribles croix à l'intérieur et extérieur ; que tout ce qui y est, n'est rien.

À peine verrez-vous des directeurs qui, n'estimant plus que Dieu seul, que Jésus crucifié, et étant fortement persuadés qu'il n'y a rien sur la terre, ni honneurs, ni plaisirs, ni richesses qui méritent l'occupation d'une âme chrétienne, aident les âmes à marcher par les sûres voies du néant.

S'il s'en rencontre quelques-uns, à même temps tout l'enfer conspire contre eux ; il en donne des frayeurs ; on les craint sans en savoir la cause ; il en fait courir mille bruits, il tâche de les rendre suspects : mille autres directeurs, ou prédicateurs, ne font pas tant de peur aux diables, que l'un de ces gens-là.

Un démon forcé par l'autorité de l'Église avoua que l'homme de la terre qu'il craignait le plus, était le saint homme le P. Jean de la Croix, parce que, disait cet esprit de l'enfer, il enseigne d'aller à Dieu seul par le chemin du rien : aussi l'on vit bientôt les effets de la rage de ces esprits diaboliques, contre l'homme de Dieu, par les calomnies qu'ils lui suscitèrent, par les informations que firent ses supérieurs contre sa vie, et par les mauvais traitements qu'il en reçut.

Source : Livres-mystiques.com

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Message par ami de la Miséricorde le Mar 8 Oct - 22:31

TROISIÈME PRATIQUE
Avoir de profonds respects et des amours extraordinaires pour les trônes, chérubins et séraphins

Comme les chérubins sont les sacrés ministres des lumières de Dieu, les séraphins le sont de son amour. Quiconque donc aspire au pur amour, doit avoir une liaison très particulière, et des amours extraordinaires pour ces aimables esprits.

Les saints qui ont le plus excellé dans le pur amour, en ont reçu des assistances prodigieuses, comme saint François et sainte Thérèse. Ce fut un séraphin, comme il a été dit, qui imprima à saint François les plaies du Sauveur ; ce fut un séraphin qui transperça amoureusement d'une flèche sacrée le coeur généreux de la grande Thérèse.

Tous les grands amants du Fils de Dieu, ceux même qui ont été les premiers des plus grands saints, n'ont point de plus grande gloire dans le ciel, que celle d'être élevés dans le choeur de ces esprits tout d'amour.

C'est à leur heureuse compagnie que les âmes les plus éminentes peuvent aspirer. Feu monsieur Gallemant, homme tout apostolique, et l'un des premiers supérieurs du saint ordre des Carmélites en France, disait que cet ordre était destiné pour remplir le choeur des séraphins, s'il faisait bon usage de l'éminence de sa grâce.

L'on a vu dans les apparitions miraculeuses, dont la sainte Vierge a favorisé le vénérable Jean de la Croix, cette reine des anges, qui tenant un paquet, ou comme un livre d'une blancheur merveilleuse, posé sur la tète d'un séraphin, le donnait à sainte Thérèse, et à cet homme de Dieu qui paraissait à ses pieds.

Or, ce paquet marquait assez la règle du Carmel : il était posé sur la tête d'un séraphin, pour apprendre que ceux qui la devaient observer, étaient obligés de vivre comme des séraphins en terre ; aussi ce séraphin paraissait sans couronne, à raison qu'il représentait des personnes qui sont encore dans la voie ; l'on en voyait au-dessus de couronnés, pour faire voir en même temps, qu'après cette vie, ces séraphins de la terre participeraient aux couronnes des séraphins du ciel, et rempliraient les sièges des esprits apostats de ce choeur, qui en ont été malheureusement précipités.

QUATRIÈME PRATIQUE
Avoir une grande dévotion à saint Michel, à saint Gabriel, à saint Raphaël, et aux autres quatre anges qui sont auprès du trône de Dieu


Saint Michel a pris la défense de l'honneur de Dieu contre Lucifer, au sujet de l'incarnation du Verbe, et saint Jean Chrysostome estime qu'il fut aussi des premiers à lui rendre ses hommages au jour de son humble naissance en la crèche de Bethléem.

C'est lui qui est l'archange tutélaire de l'Église, et c'est avec grande raison qu'il passe pour être aussi celui de la France. Les signalés secours que ce royaume en a reçus en sont de fortes preuves.

Ce grand prince du paradis a voulu même avoir un lieu en ce royaume, dans le diocèse d'Avranche, qui lui fût particulièrement consacré, qui est à présent vulgairement appelé le mont Saint-Michel ; lieu célèbre par le concours extraordinaire des peuples qui y arrivent de toutes parts, pour honorer ce saint archange.

C'est lui qui assiste les âmes à l'heure redoutable de la mort, et qui, selon la doctrine de saint Augustin et de saint Bonaventure, ne les assiste pas seulement en ce moment décisif de l'éternité, mais encore les introduit après la mort dans le ciel.

Il est bon ici de remarquer qu'il attend les ordres de l'auguste Mère de Dieu, pour assister plus spécialement les âmes qu'elle favorise davantage ; c'est le sentiment de saint Bonaventure : et le ciel a bien voulu réserver cette faveur à la reine du ciel.

Source : Livres-mystiques.com

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Message par ami de la Miséricorde le Jeu 10 Oct - 22:33

QUATRIÈME PRATIQUE
Avoir une grande dévotion à saint Michel, à saint Gabriel, à saint Raphaël, et aux autres quatre anges qui sont auprès du trône de Dieu

Il y a de plus quatre autres princes du ciel, outre saint Michel, saint Gabriel, saint Raphaël, qui sont les plus proches du trône de Dieu, et dont l'on ne sait pas bien les noms.

Quelques-uns pourtant disent que le quatrième s'appelle Uriel, et ils prennent leur fondement du livre d'Esdras, comme saint Ambroise et saint Bonaventure.

Le P. de Barri rapporte qu'on a dédié un temple à Dieu, en l'honneur de ces sept princes en la ville de Panorme, capitale de la Sicile, et qu'il y en a eu un autre en la ville de Rome dédié par Jules III ; qu'il y a eu même une confrérie dressée en leur honneur en la ville de Panorme, dont nous venons de parler.

Il rapporte de plus qu'on leur a assigné des symboles particuliers pour apprendre aux peintres à les peindre, et qu'on les voit représentés à merveille en la susdite ville de Panorme, à Anvers et en d'autres lieux.

Saint Michel, foulant aux pieds Lucifer, porte en la main gauche une palme verdoyante, et tient en la droite une lance, au bout de laquelle est un étendard blanc comme neige, avec une croix incarnadine au milieu.

Saint Gabriel paraît avec un flambeau fermé dans une lanterne qu'il a en sa main droite, la gauche étant occupée à montrer un miroir de jaspe vert, parsemé de taches de diverses couleurs.

Saint Raphaël se fait voir ayant en bouche un poisson, en la main gauche une boite, et avec la main droite conduisant le jeune Tobie.

Uriel, ou le quatrième ange, garde en sa main droite une épée nue, et sa gauche pendante, est entourée de flammes.

Le cinquième est en la contenance d'un suppliant, baissant modestement les yeux.

Le sixième a une couronne d'or en sa main droite, et un fouet à trois cordons noirs en l'autre.

Le septième a au bout de son manteau replié quantité de roses blanches.

J'ai bien voulu rapporter ces emblèmes des anges ; peut-être cela donnera-t-il envie à quelqu'un de les faire peindre, et il est bien certain que la vue même des tableaux ou images des anges porte à la pureté et à l'amour du ciel.

Enfin, il est assuré qu'il y a sept princes auprès du Dieu de toute grandeur, puisque l'Écriture nous l'enseigne, et qu'ils ont une puissance spéciale d'assister les hommes, puisque dans le commencement de l'Apocalypse, la grâce et la paix sont données au nom de ces sublimes intelligences.

Il ne reste plus qu'à les bien honorer et à implorer leurs secours dans les voies du salut. L'amour-propre est le plus grand ennemi que nous ayons : il a été révélé que saint Michel est député de Dieu pour le détruire, aussi bien que saint Gabriel pour établir l'amour de Dieu.

Voilà les deux grandes choses nécessaires pour le salut, la haine de nous-mêmes et l'amour de Dieu. Pour cela, il faut être quitte de tout péché et avoir les vertus. Il faut avoir recours à ces sept princes du paradis, afin qu'ils nous obtiennent la grâce d'éviter les sept péchés capitaux, et nous obtiennent les sept dons du Saint-Esprit. Ceux qui font voyage doivent recourir souvent à saint Raphaël ; et dans l'ordre de la Providence, il paraît que Dieu veut se servir de cet ange pour assister les pèlerins et les voyageurs.

Source : Livres-mystiques.com

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Message par ami de la Miséricorde le Ven 11 Oct - 23:40

CINQUIÈME PRATIQUE

Converser intérieurement avec les saints anges


La vie du Chrétien est une vie spirituelle : si nous vivons donc de l'esprit, pourquoi ne marchons-nous pas et n'agissons-nous pas en esprit ? Nous sommes élevés à un état surnaturel, et, dans un état si divin, faut-il mener une vie toute sensuelle ?

Malheur à nous, qui sommes tous plongés dans la chair et le sang, qui sommes comme des idoles des païens, qui ont des yeux et ne voient point, des oreilles et n'entendent pas.

Nous agissons comme des gens sans foi ; cet il spirituel de notre âme (c'est de la sorte que saint Augustin parle de la foi) demeure en nous inutile et presque sans effet. Quand nous vivrions au milieu des ténèbres du paganisme, nous ne serions pas plus attachés aux sens et dans un plus grand oubli du monde intérieur.

Ah ! Que de saintes beautés se découvrent dans ce monde spirituel, que de grandeurs, que de raretés, que de gloire !

Mais il faut avouer que les saints anges en font une belle partie, et que si notre conversation, selon le témoignage de l'Apôtre, doit être céleste, nous sommes obligés de converser souvent avec ces aimables esprits du ciel.

C'était bien le sentiment du grand dévot des anges, saint Bernard, lorsqu'exhortant ses frères à la dévotion de ces esprits angéliques, il leur dit : « Rendez-vous, mes chers frères, la conversation des anges familière, et pensez à eux souvent »; et de vrai, à quoi pensons-nous, quand nous ne pensons pas à ses éclatantes beautés du paradis ?

Ô mon Dieu ! les créatures d'ici-bas aiment tant ce qui est beau, et prennent tant de plaisir à s'y arrêter ; elles ont tant de peine à s'en détacher : l'on converse si volontiers avec les personnes aimables de la terre, et voici que le monde est plein d'anges du paradis, puisque chaque homme a le sien, sans parler de tant d'autres que Dieu y envoie

Et ces anges sont parfaitement beaux, doués d'une puissance admirable ; ils ont pour les hommes des douceurs toutes charmantes ; ils possèdent toutes les qualités imaginables qui peuvent donner saintement de l'amour ; au reste, ce sont les rois et les princes de l'empyrée ; et cependant , hélas ! presque personne n'y pense, et il est bien rare de trouver des hommes qui conversent souvent avec les anges.

« Est-ce, dit encore le saint que je viens de citer, que nous doutons de leur présence, parce que nous ne les voyons pas ? Mais devons-nous juger de la présence des choses par les yeux seulement de nos corps ?

Est-ce que les hommes n'ont point des âmes, parce qu'on ne voit pas les âmes ?

Est-ce que Dieu n'est point partout, parce que nos sens ne l'y aperçoivent pas ? » C'est que nous n'avons pas de foi, me direz-vous, et il est vrai.

Disons encore que c'est que nous sommes trop attachés aux choses de la terre, et pleurons ensuite amèrement de notre peu de foi et de nos attaches.

Les saints solitaires conversaient familièrement avec les anges ; c'est qu'ils menaient une vie angélique ; et, misérables que nous sommes, à peine y pouvons-nous penser un quart d'heure ; c'est que notre vie est toute terrestre.

Source : Livres-mystiques.com

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Message par ami de la Miséricorde le Dim 13 Oct - 8:04

CINQUIÈME PRATIQUE
Converser intérieurement avec les saints anges


Cette pratique tend à apporter quelque remède à ce malheur. Une personne étant à une fenêtre qui donnait sur une rue où passait bien du monde, fut frappée d'un rayon de lumière qui lui toucha sensiblement le coeur : elle vit, dans ce rayon de grâce, que les hommes étaient dans un oubli incroyable du monde de la grâce ; et, étant ainsi pénétrée, elle s'appliquait à entendre ce que disaient toutes les personnes qui passaient par cette rue ; et elle n'entendit pas un seul mot de Dieu et des choses de Dieu.

Chacun ne parlait que de la terre, que de beau temps, de mangeaille, d'habits, de chevaux et de choses semblables.

Oh ! Que d'anges, disait-elle, qui passent ici, et qui accompagnent ces pauvres gens ! Est-il possible que pas un de tous ces gens ne pense à ces princes du paradis ? Cette vue la toucha beaucoup, et ensuite elle s'en alla en une foire, qui se tenait en ce pays, dans le dessein d'y aller rendre ses civilités aux anges de tant de personnes qui y venaient en foule de tous côtés.

Elle soupirait bien de remarquer, dans une assemblée aussi nombreuse, si peu d'attention au grand nombre d'anges qui y étaient. Elle allait de place en place pour les saluer, pour les entretenir. Oh ! Que voilà bien, s'écriait-elle, d'autres spectacles à regarder que toutes les raretés et marchandises de la foire !

Cette pratique est bien digne de nos imitations : nous sommes dans une ville, nous marchons dans des rues pleines de monde ; eh ! Que ne regardons-nous intérieurement les anges qui tiennent compagnie à ce monde ? Que n'allons-nous quelquefois tous à dessein pour aller les y entretenir ? Vous entrez dans une église, dans quelque assemblée nombreuse : mon Dieu, que ne vous élevez-vous au-dessus de vos sens pour y voir tous les saints anges ? Vous faites voyage avec quelques personnes, vous leur parlez, vous les entretenez : pourquoi ne faites-vous pas de même avec les anges qui les gardent ?

J'ai appris d'une personne qui était forte dans ces pratiques, qu'elle prenait plaisir à compter le nombre des personnes avec qui elle se rencontrait, pour avoir lieu de savoir le nombre des anges qui sans doute étaient présents ; et, dans la suite des temps, Dieu tout bon, voulant favoriser sa dévotion , les rendait quelquefois aussi sensibles comme si elle les eût vus de ses yeux corporels ; elle me disait que quelquefois, en dînant même, et à la table, tout à coup les anges se faisaient connaître à elle d'une manière qu'elle ne pouvait expliquer, mais plus évidente que si les sens y avaient eu part.

Vous allez par le chemin ; tous les villages ont autant d'anges qu'il y a de personnes qui y demeurent. Hélas ! Voilà bien des grands du ciel en tous ces lieux : ces pauvres gens de la campagne, à peine le savent-ils, bien loin d'y penser avec dévotion ; que ne faites-vous donc votre cour à tous ces rois du beau paradis ? (...)

Il y a bien des anges, dans ces villages, à qui jamais l'on ne pensera ; si vous les honorez, ils seront bien obligés de vous en reconnaître ; et puis ces esprits bienheureux ne savent ce que c'est qu'ingratitude, et ils sont les nonpareils en reconnaissance.

Vous seriez bien aise d'avoir l'honneur de la reconnaissance de quelque prince du sang royal, ou de quelques grands rois de la terre ; à quoi tient-il que vous ne fassiez belles habitudes avec mille et mille rois de la cour céleste ?

Vous dites quelquefois que vous voudriez bien, dans vos voyages, avoir le divertissement de quelque honnête compagnie : en vérité, pouvons-nous en avoir un plus doux, un plus agréable que celui de la conversation que vous pouvez avoir avec ces aimables intelligences ? Vous allez à la campagne, que ne prenez-vous de certains temps pour y entretenir en esprit les anges qui y sont ? Que ne vous retirez-vous quelquefois en votre jardin, que ne faites-vous quelque promenade seul pour jouir de cette grâce ?

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