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LE MASQUE DE FER, PERSONIFICATION DE LA PERSISTANCE DE LA LEGITIMITE ROYALE

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 LE MASQUE DE FER, PERSONIFICATION DE LA PERSISTANCE DE LA LEGITIMITE ROYALE Empty LE MASQUE DE FER, PERSONIFICATION DE LA PERSISTANCE DE LA LEGITIMITE ROYALE

Message par Hervé J. VOLTO le Ven 3 Jan - 17:08








Lorsque vous allez visiter Pignerol, dans le Piémont, vous pouvez assisiter tous les derniers week-end d’Octobre à un singulier spectacle : la reconstitution de la vie du mystérieux Masque de Fer, une réévocation historique dans les rues de Pignerol, théatre ambulant à la Pirandello, spectacles de rue, scènes de capes et d’épée live opérés par des figurants en costume d’époque, pour la plus grande joie des touristes, petits et des grands ! le tout organisé de main de maître par une Associazione Mascherra di Ferro http://mascheradiferro.net/ .


Une idée de week-end pour un jeune couple en voyage de noce ou pour une famille nombreuse .


C’est que, depuis plus de trois cents ans, le mystère du Masque de Fer fascine et l’on prête à ce prisonnier pas moins de cinquante visages possibles ! L’homme au Masque de Fer est l’un des prisonniers les plus fameux de l’histoire de France. Le mystère entourant son existence, ainsi que les différents films et romans dont il a fait l’objet, n’ont cessé d’exciter les imaginations. Certains y ont vu la persistance de la Légitmité Catholique et Royale. D’autres, qui croient en une descendance possible du Masque de Fer, y trouvent une ESPERANCE.


Sommaire.

1. L’énigme du Masque de Fer.
2. Une branche Aînée, oubliée mais Légitme des Bourbons.
3. Un complot à travers les siècles.
4. La Compagnie du Saint-Sacrement.
5. Le secret du masque de Fer enfin révélé.
6. La descendance du Masque de Fer.
7. Espérance.
CONSLUSION.
———


1. L’ENIGME DU MASQUE DE FER.


Mais le mythe du Masque de Fer commence réellement avec un registre de la Bastille découvert lors des émeutes du 14 Juillet 1789 :

Prisonnier N° 64389000 : l’homme au masque de fer...

Le point de départ de l’affaire est la mort, le 19 Novembre 1703 à la Bastille, au terme d’une longue captivité, d’un prisonnier dont nul ne connaissait le nom ni le motif de l’incarcération. le prisonnier masqué avait suivi son geolier lors de ses mutations successives : le fort de Pignerol au Piémont (de 1665 à 1681), celui d’ Exiles en Dauphiné (de 1681 à 1687), celui de l’île de Sainte-Marguerite en Provence (de 1687 à 1698) et la prison parisienne de La Bastille (de 1698 à 1703) (75004) . Il aurait été enterré dans le cimetière parisien de l’église Saint Pau-saint Louis l sous le nom de Marchiali , bien que d’autres sources indiquent les noms de Marchioly , ou Matthioli et avec une fausse indication d’âge.

Sur cette base, l’histoire a été considérablement amplifiée, la légende y a ajouté force détails, et la politique s’en est emparée, l’Homme au Masque de Fer devenant, sous la plume de Voltaire , le symbole de l’arbitraire Monarchique. Mais dans les faits, dès qu’il fut mort, on brûla en tout cas à la Bastille tout ce qui était à son usage comme linge, habits, matelas, couvertures; on avait regratté et blanchi les murailles de sa chambre, changé les carreaux et fait disparaître les traces de son séjour, de peur qu’il n’eût caché quelques billets ou quelque marque qui eût fait connaître son nom .
Question :

Pourquoi tant de précaution pour effacer toute trace su passage du prisonnier masqué? De qu’elle révélation sur sa possible identité avait-on peur même après sa mort ? !

C’est Voltaire qui lancera l’histoire du jumeau de Louis XIV, l’Homme au Masque de Fer devenant, sous sa plume acérée un symbole de l’arbitraire Royal. Et depuis plus de trois cents ans, le mystère du Masque de Fer fascine encore : on prête à ce prisonnier pas moins de cinq dizaines de visages possibles. Celle de Voltaire, c’est la thèse la plus soutenue, celle qui alimenta le plus de romans ou de films, celle que reprendra Marcel Pagnol. Là où la théorie du jumeau s’effondre, c’est que la naissance de Louis XIV se passa en public, comme toute naissance Royale : la substitution d’un jumeau de trop est alors impossible .

Pourquoi pas un cousin aîné clandestin alors ? Car un simple bâtard comme le Duc de Vendôme n’aurait pas mobilisé autant de moyens pour tenir en vie un homme tout en le réduisant au silence ! !!



2. UNE BRANCHE AINEE, OUBLIEE MAIS LEGITIME DES BOURBONS.


Selon Claude Dabos, cité par Jean-Christian Petitfils dans son livre Le masque de fer (Perrin), le Surintendant Nicolas Fouquet aurait reçut un » secret extraordinaire » du peintre Nicolas Poussin : l’existence à Rennes-Le-Chateau, près de Carcassonne, d’un Ordre de Chevalerie secret protégeant une branche Ainée, oubliée mais Légitime , de la Maison de Bourbon, dont le chef aurait le droit de régner à la place de Louis XIV , faisant ce dernier un cadet, et donc un « usurpateur malgré lui » !

Depuis la chute de la Monarchie Légitime en 1830, à la suite de Bossuet, Bonald, Maîstre, les vrais Royalistes maintienent et manifestent LE PRINCIPE ROYAL qui est que LE ROI EST LA SEULE AUTORITE LEGITIME EMANANT DE DIEU. Car l’un d’eux, Maurice d’Andigné, a dit :

-C’est à la Légitimité Catholique et Royale que nous devons revenir… ce ne sont pas les hommes, si éminants soient-ils, qui sauvent un pays, ce sont les insitutions.
Qu'est-ce que la Légitimité ?

-La Légitimité est l'application du droit Royal Français tel qu'il est définit dans la théorie statutaire et les Lois Fondamentales du Royaume de France, écrit l'historien du droit Guy Auger (Guy Auger, Du Légitimisme à la Légitimité, in La Légitimité, N° 2, Janvier 1975).

L'intéret pour la Monarchie augmente à mesure que la République éloigne la France du Bien Commun. Dans ce combat doctrinal de défense du principe en attendant le Prince, une étape revient toujours : connaître et faire connaître les LOIS FONDAMENTALES DU ROYAUME DE FRANCE, qui désigent pour Roi Légitime l'Aîné Salique et CATHOLIQUE des Bourbons NE FRANCAIS et de naissance Légitime.

Depuis les temps Mérovingiens, le Roi, Monarque de droit Divin, est un personnage Sacré qui incarne la souveraineté de l'État. Il dispose de l'ensemble de ses attributions dès la mort de son prédécesseur, mais il n'est légitime aux yeux du peuple qu'après la cérémonie du Sacre qui se déroule dans la cathédrale de Reims. Cette cérémonie montre l'intervention de Dieu dans l'attribution de la Couronne, qui se manifeste sous deux formes : le Roi justicier, qui doit faire régner la paix et la justice divine, ainsi que le fait de guérir les écrouelles en touchant les malades. Le Roi échappe à la condition commune, il est un personnage public qui à l'obligation de se montrer, le prestige du chef et surtout de la fidélité personnelle l'unissant à ses sujets.

La Mission Divine de la France fut affirmée au Baptême de Clovis, Mission définit dans le Testament de Saint-Rémy, et confirmée par les Miracles de Sainte-Clotilde et de Saint-Louis, le Songe d'Hugues Capet et la Triple Donation de Sainte Jeanne d'Arc, qui fut Apôtre et Martyre de la Royauté Universelle de N.S. Jésus-Christ et du caractère Sacré et Divin du Roi de France Son Lietenant. Les fausses lumières qui ont assis la république ont détourné la France, Fille Aînèe de l'Eglise et Educatrice des Peuples, de sa Mision Sacrée : l'Eglise est divisée, les Français sont déchristianisés, l'Occident est menacé. Mais la France peut renouer avec sa Mission Providentielle : elle le peut en retourvant le manteaus de Roytauté que la Révolution lui arraché ! Car PAS DE MISSION DIUVINE DE LA FRANCE SANS CONTINUITE ROYALE : celle-ci, interrompue en 1830 doit être reprise.

Par la révélation faite à Nicolas Fouquet d’ une branche secrète et perdue des Bourbons, oubliée mais Légitime, nous sommes entrainés dans la partie la plus hasardeuse de cette singulière étude : Rennes-le-Château, l’Abbé Saunière, la Compagnie du Saint-Sacrement, le Prieuré de Sion, le message crypté de Poussin dans sa fameuse toile des Bergers d’Arcadie -ET IN ARCADIA EGO, anagramme de IO TEGO ARCANA DEI!- et on comprend où L’Enigme Sacré et le Da Vinci Code ont puisé leur inspiration.

Nous touchons ici au pourquoi de l'énigne du Masque de Fer : si ce dernier était l'Ainé, oublié mais Légitime des Bourbons, C'EST TOUTE LE LEGITIMITE DE LOUIS XIV ET DE SES DESCENDANTS QUI SE TROUVERAIT REMISE EN CAUSE !

Ceci permettrait de comprendre pourquoi Fouquet a disposé à partir de 1656 de « ressources presque illimitées « , jusqu’à ce que le jeune Roi Soleil mette fin au chantage de l’indélicat Surintendant qui, trop sur de lui, commençait imprudemment à « taper » dans le Trésor Royal, ce qui donna enfin l’excuse au jeune Monarque de le faire tomber pour péculat , détournement de fond et abus de biens sociaux . Quand à l’Ainé des Bourbons, il sera capturé et jeté en prison, un masque sur le visage…

Henri IV , à la mort de l’ultime Valois Henri III , aurait-il été par erreur été Sacré alors qu’il existait, certes à l’étranger, un Bourbon aîné ayant le droit de recevoir le Sacre avant lui ? Le fils, puis le petit-fils de ce Roi Perdu sont-ils venus réclamer leur Légitimité à chaque génération et, chaque fois déboutés, ont-ils mené une série de complots et de conjurations? Une hypothétique branche ainée, oubliée mais Légitime, perdue et secrète, venant juste avant celle même des Bourbons des Indes, peut fournir une solution à l’énigme du Masque de Fer .

Et c’est la collégiale de Montbrison qui va nous révéler QUI EST LE MASQUE DE FER !

La devise du Bourbonnais et des Bourbons est ESPRENCE : un Ordre dit de N.D. de l’Espérence constitusait l’Ordre dynastiques des Princes Souverains des Dombes. Le Chapitre de l’Ordre se tenait dans la basilique Collégisale de N.D. de l’Espérence, à Montbrison.

L’histoire de la Collégiale commence quand le Comte de Forez Guy IV décida d’édifier une collégiale dédiée à la Vierge. Le 23 novembre 1226, la construction du choeur étant suffisamment avancée pour permettre d’y célébrer les offices canoniaux, le Comte fit poser par son jeune fils, le futur Guy V, à peine agé de 5 ans, la pierre d’honneur de l’église au fond de l’abside, sous la fenêtre d’axe.

Après la construction du choeur, la travée de la nef qui suit est construite à la fin du XIIII° siècle ou au début du XIV° siècle. Cette nouvelle phase de construction se remarque par le changement de l’élévation et de la largeur du vaisseau central par rapport au choeur. Les deux suivantes sont construites dans la première moitié du XIV° siècle, la troisième à la fin. On trouve sur deux chapiteaux les armes de Louis II de Bourbon, le Prince Chevalier et Anne Dauphine, son épouse, ultime héritière des Comtes de Forez datant de 1396 : le premier pour complaire à son épouse, continuera la construction de la Collégiale un temps interrompue avec le changement dynastique. A noter, et c’est là le plus interessant, que les Comtes de Forez étaient non seulement Dauphins d’auvergne mais Ducs d’Albon de La Croix.

Le portail de la collégiale est entrepris par Charles Ier de Bourbon -Vous savez, le cousin du Roi Charles VII qui subsitua ce dernier sur le Trône lors de l’entrevue de Chinon- et son épouse Agnès de Bourgogne et achevé en 1459. Les travaux de la façade occidentale sont terminés en 1466 par Jean II de Bourbon, fils de Charles I° de Bourbon et d’Agnès de Bourgogne.

Charles III de Bourbon , dit le Connétable de Bourbon ,
https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_III_de_Bourbon
Connétable commandant des armées Royales à Marignan, avait hérité de son épouse Suzanne de Bourbon, dseecndante directe et héritière du Duché d’Albon de La Croix , la Principauté des Dombes, ainsi que la Maîtrise de l’Ordre de N.D. de l’Espérance.

Nous SAVONS que le Connétable de Bourbon, dont la mère était Claire de Gonzague , dépossédé de toutes ses terres par François I°, aurait pu mettre à l’abri chez sa soeur Renée , devenue par mariage Duchesse de Lorraine, son dernier et plus précieux bien : son fils François-Henri-Louis-Nicolas de Bourbon-Montpensier, Prince Héritier des Dombes. La théorie de votre serviteur est que le beau-frère et ami du Connétable de Bourbon, Antoine de Lorraine -ancêtre du Bon Roi René et de… Marie-Antoinette! – Duc souverain du Duché de Lorraine, aurait avec le consentement de son épouse, accepté de faire passer son neveu pour un bâtard eut d’une cuisinière : Nicolas de Sion-Vaudémont !

Ainsi le Connétable de Bourbon possédait parmi ses apanages une Seigneurie de La Croix au sein de son Comté du Beaujolais, ainsi que le titre de DUC DE MERCOEUR. C’est ce Comte de Sion-Vautdémon qui, après avoir fondé une famille et eu un fils, le futur Duc de Mercoeur, aurait été enlevé en mer par des pirates et porté en Inde: de là, la branche des Bourbons de Bhopal !

Philippe-Emmanuel de Lorraine, Marquis de Nomeny, puis Duc de Mercœur et de Penthièvre, pair de France, Prince du Saint-Empire et Souverain de la Principauté de Martigues, est issu du deuxième mariage (1551) de Nicolas de Lorraine (1524-1577), Comte de Vaudémont, Baron puis Duc de Mercœur, avec Jeanne de Savoie (1532-1568), fille de Philippe de Savoie, Duc de Nemours, et de Charlotte d’Orléans-Longueville.

Le 12 juillet 1576, le mariage du Duc de Mercoeur avec Marie de Luxembourg (1562-1623), Duchesse d’Etampes et de Penthièvre, héritière de la Vicomté de Martigues, lui procura un important patrimoine, notamment en Bretagne. Il affirma, en représentation de sa femme, les séculaires prétentions de sa famille des Penthièvre au Duché de Bretagne, que renforça l’extinction de Valois en 1589 (malgré l’union perpétuelle du duché avec le royaume édictée en 1532), et devint à son tour chef de lignage.
Henri III se montra généreux à l’égard de son beau-frère : Mercœur fut confirmé dans son titre de duc et pair en 1576, agrégé à la première promotion des chevaliers de l’Ordre du Saint Esprit en 1579 et élevé au rang de Prince de Martigues en 1580 ou 1582. Sa carrière atteint son apogée le 5 septembre 1582, lorsqu’il fut nommé gouverneur de Bretagne par Henri III. Il y séjourna le plus souvent.

À la mort d’Henri III, invoquant les droits héréditaires de sa femme, « La belle Nantaise », sur la Bretagne, il établit donc un gouvernement indépendant à Nantes et titra son fils « PRINCE ET DUC DE BRETAGNE». Il tenait sa cour à l’Hotel de Briord situé dans la rue de ce nomn et fit fortifier le quartier du Marchix autour de l’actuelle rue homnyme. Les croix de Lorraine du château de Nantes, comme à Dinan, furent sculptées sur les fortifications qu’il faisait renforcer.

Lorsque Henri IV devint Roi de France, le Duc de Mercœur se mit à la tête de la Ligue Bretonne, songeant même à rétablir la souveraineté de cet ancien duché du chef de sa femme, descendante de Jeanne de Penthièvre, et du fait que l’extinction des Valois avec lesquels la dynastie bretonne était en union personnelle depuis le mariage de la reine Claude avec le roi François 1er rendait caduc l’édit d’union de 1532 : Henri IV et les Bourbon ne descendaient pas des ducs de Bretagne. Mercoeur se proclama aussi « Protecteur de l’Église Catholique et Romaine » dans cette province, contre un Prince protestant. Mais les armées du Verts Galant mirent en déroute celles du Duc de Mercoeur qui ne put reconquérir la France et du céder le Trône : “Paris vaut bien une messe” sonnera le gals de la branche Aînèe, oubliée mais Légitime, des Bourbons. Si letitre de dauphin d’auvergne est passé à la Maidson Royale de France d’où sortira Louis XIV, celui de Duc d’Albon de La Croix semble être restée dans la barcnhe Aînée des Bourbons, celle d’où sortira le Masque de Fer.

Le Masque de Fer, dont la branche vient avant même celle des Bourbons de Bhopal , pourrait descendre Légitimement des Princes de Mercoeur -le Duc de Mercoeur fit passser son fils, Duc et Prince de Bretagne, pour mort à l’age de 3 ans et le fit porter secrètement dans le midi de la France puis en Italie, où il grandit, fit souche et eut un fils qui sera retrouvé et deviendra le Masque de Fer !- qui possèdaient dans leurs appanages la Baronnie de Sainte-Croix de La Croix du Retz ( d’Or à la Croix de Gueule, devenue plus tard d’Or à la Croix de Sable) , le Comté de La Croix du Malzieu (d’Argent à la Croix patricarcale dite de Lorraine de Gueule) et le Comté de Guingamp, les Duchés d’ALBON DE LA CROIX (de Sable à la Croix d’Or), d’Ethampe et de Penthievre et les Principauté Martigues et de Lamballe, et le titre de Duc de Bretagne , dont le symbole fut longtemps d’Argent à la Croix de Sable, faisant du Masque de Fer le VRAI ROI DE FRANCE ET le VRAI PRINCE ET DUC DE BRETAGNE !

Deux mots sur la famille d’Albon : très illustre maison du Lyonnaise, d’une haute antiquité. elle remonte sa filiation suivie à André seigneur de Curis au Mont-Dor près Lyon, vivant en 1250. Longue suite de grands personnages dans les armes et dans l’église. On relève dans le nombre: des chevaliers Croisés, trois chanoines-comtes de Brioude (1484-1707), vingt chanoines-comtes de Lyon (1363-1707), plusieurs évêques, un archevêque de Lyon, un grand nombre de Chevaliers de l’Ordre du Roi, un célèbre maréchal de France (1560), gouverneur du Lyonnaise, plus connu sous le nom de Saint-André, tué à la bataille de Dreux (1562), des Chevaliers de Malte, de Rhodes, de Saint-Michel, etc…

De l’antique et première race de cette famille, d’ou sont sortis les Dauphins du Viennois
https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_comtes_d%27Albon_puis_dauphins_de_Viennois et qui eut pour premier auteur connu: Guigues le Vieux mentionné dans une charte de 1040. Sa postérité directe s’éteignit avec Beatrix fille de Guigues IV (arrière petit-fils lui-même de Guigues le Vieux), laquelle épousa en secondes noces Eudes III duc de Bourgogne d’où : Guigues-André, tige d’une seconde race des Dauphins, appelés aussi comtes d’Albon. L’évêque du Puy, frère de Guigues IV précité, était le 3° enfant de Guigues III comte d’Albon et de Mathilde ou Maisinde, fille d’un Roi d’Angleterre. Il mourut le 17 octobre 1144. Titres nobiliaires de cette famille: anobli en 1288, honneurs de la cour, passé par mnariage à la maison de Bourbon. Armes de cette famille: de Sable à la Croix d’Or (Noir avec une Croix jaune) . Devise: A CRUCE VITTORIA…

Donc, nous avons le droit d’appeler le Masque de Fer MONSIEUR DE LA CROIX...



3. UN COMPLOT A TRAVERS LES SIECLES.



Un complot héréditaire, vérifiable historiquement contre les derniers Valois et les premiers Bourbons -série de conjurations dirigée depuis la Lorraine et l’Italie depuis la Conjuration d‘Amboise à la Fronde ,en passant par la tentative d‘enlèvement du jeune Louis XIII au Château d’Eu , et pour finir la Fronde- aurait agité l’Histoire de nos Rois : les conjurés seraient issus de plusieurs générations de Lorraine, Guise, Longueville, La Tour d’Auvergne, Turenne, Gonzague, Estes, tous apparentés au Connétable de Bourbon et à sa descendance oubliée mais Légitime , et ils arboraient tous la Croix de Lorraine comme signe de ralliement ! Ils tremperont leurs mains dans des coffres d’or, du sang frais et l’encre de missives secrètes. Le sommet est atteint avec le complot de Roux de Marcilly -une conjuration menée depuis l’Italie et avec l’aide de l’Angleterre visant à renverser Louis XIV et le remplacer par son cousin aîné– et l’affaire du Masque de Fer, qui en est la réponse Royale .

Roux de Marcilly https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Roux_de_Marcilly fut de son coté meneur et coordinateur, en 1668 depuis Londres, d’un complot à l’échelle européenne contre le Roi Louis XIV , dans le contexte socio-politique de persécution des protestants et de famine. La conspiration visait à renverser le Roi Louis XIV, tenté par le gallicanisme, de le substituer par un personnage mystérieux et faire basculer des provinces telles la Provence, le Dauphiné et le Languedoc dans le protestantisme, soutenus en cela militairement par la Suisse, l’Espagne et les Provinces Unies (actuels Pays-Bas). Aspirant à la couronne de Louis XIV, un Prince mystérieux aurait donc été l’une des figures majeures du complot, mais pour assoir le Catholicisme ultra-montain .

À Londres, début mai 1668, Si Samuel Morlan, diplomate et ancien parlementaire, entretient des relations proches avec Roux de Marcilly. Il dénonce ce dernier auprès du Marquis de Ruvigny, ambassadeur extraordinaire de France à Londres, comme « conspirateur ». Celui-ci, d’abord sceptique, organise un dîner en l’honneur de Roux pour l’entendre. Pendant le repas, Morland pose à Roux toute une série de questions préparées par Ruvigny, qui, caché dans un cabinet, note les réponses de Roux.

Ruvigny envoie rapidement un rapport détaillé au Roi Louis XIV, sous la forme d’une longue lettre dans laquelle il dénonce Roux, ses complicités, contacts et démarches en cours.

Il va même jusqu’à évoquer un possible attentat contre Louis XIV lorsqu’il écrit, qualifiant Roux, que « ce diable incarné dit qu’un coup bien appuyé mettra tout le monde en repos ». Cette lettre donne cependant peu d’informations quant à l’identité de Roux de Marcilly et ses fonctions à Londres, évoquant brièvement un passé militaire.

Ruvigny dénonce également un certain complice nommé Balthazar, basé à Genève, et cite le Marquis de castel del Rodrigo en Espagne, le Roi d’Angleterre Charles II (cousin germain de Louis XIV) et son frère le Duc d’York, comme étant bien au fait du complot et tous en relation avec Marcilly.

Malgré de longs entretiens avec le duc d’York et le Secrétaire d’Etat pour le Département du Sud Henri Bennet (chargé des relations avec les états européens Catholiques), Marcilly se dit déçu du manque de coopération de l’Angleterre, réticente à des premières attaques contre le Royaume de France. Il se montre en revanche bien plus confiant quant à un soutien massif de l’Espagne et la Suisse.

Pagnol estime que le plan de Roux de Marcilly avait de très sérieuses chances de réussite, dans le contexte socio-politique de persécution des protestants et de famine.

Marcilly part en Suisse auprès de son ami Balthazar fin février 1669. Au mépris de la souveraineté suisse, Louis XIV l’y fait enlever. Le 19 mai 1669, soit quasiment un an après l’envoi de la lettre le dénonçant, Marcilly est fait prisonnier et conduit à la Bastille où le ministre des affaires étrangères Mrg de Lionne l’interroge sous la torture. Le procès est expédié en 2 jours, et Roux de Marcilly est roué vif en place publique à Paris le 21 juin 1669.

Au moment de son exécution, Roux aurait été bâillonné.

Des recherches actives se poursuivent dans les jours qui suivent la disparition de Roux de Marcilly, très probablement à la suite d’aveux et révélations obtenues par la torture de ce dernier. La correspondance entre le ministre Lionne et l’ambassadeur Colbert de Croissy cite un certain « Martin », valet de Roux, comme l’un des complices recherché.

D’après Pagnol, qui donne une interprétation très personnelle des correspondances (dont une lettre du Roi Charles II à sa sœur henriette d’Angleterre), le «Valet Martin» est arrêté en Angleterre puis livré à Calais début juillet 1669. Il s’agirait en réalité non pas du véritable valet de Roux (qui certes existait vraiment), mais du sosie de Louis XIV qui conspirait aux côtés de Roux dans le but de s’emparer du Royaume.

Pagnol retrace ensuite sa conduite à Pignerol où il sera emprisonné sous le nom d’«Eustache Dauger» afin de masquer sa véritable identité. Plus tard le port d’un masque lui sera imposé après son transfert à l’Ile de sainte-Marguerite, via le fort d’Exiles, et puis à La bastille.

Il semblerait, d’après l’examen de la lettre de M. de Ruvigny, que le rôle du Roi d’Angleterre Charles II dans la conspiration ne se limitait pas à n’en rien révéler à son cousin germain Louis XIV. Il aurait accordé deux audiences à Roux de Marcilly, et des provinces Françaises étaient promises à l’Angleterre en cas de chute de Louis XIV.

Cela étant, il ressort également de la lettre que Marcilly regrette le manque de coopération de l’Angleterre, réticente à des premières attaques contre un Royaume de France pouvanr l’aider à réimplanter le catholiciem en Grande Bretagne, ce que Pagnol explique du fait notamment d’une forte pension servie en secret par Louis XIV à Charles II. Charles II aurait donc suivi ce que Pagnol qualifie de « politique ordinaire de wait and see », attendant que L’Espagne et la Suisse engagent les premières hostilités avant de se lancer dans la bataille en position favorable. Attaquées sur plusieurs fronts, les forces Françaises auraient très certainement été débordées.

C’est Charles II qui aurait établi le contact entre le Duc de La Croix, qui faisait le double jeux et voulait enrayer la protestantisation de la France, et le conspirateur Roux de Marcilly après avoir révélé au jumeau sa filiation et sa véritable identité, alors qu’il portait le nom de James de La Cloche.

Au moment du procès de Marcilly, Charles II convoque l’ambassadeur Colbert de Croissy, ambassadeur ordinaire de France, afin d’exprimer auprès de Louis XIV ses regrets de n’avoir, selon ses termes, « eu la moindre connaissance des pernicieux desseins de ce scélérat (Roux de Marcilly) » sur les terres de son Royaume. L’historien John Lingard le qualifie cependant de « plus grand hypocrite du Royaume ».

Le château de Saint-Germain en Laye était devenu un nid d’espions. Des émissaires galopaient ventre à terre sur les chemin de Bretagne et de Normandie, embarquaient de nuit par des nuits sans lune à bord de barques de pêche puant le hareng qui les déposaient, trempés, sur de méchantes plages de galets signalés par les torches des conjurés, la-haut, au Nord, dans les Hightlands, tandis que sur les chemins de guêt patrouillaient les Habits Rouge de la Cavalerie de Guillaume II.

Outre-Manche, l’aventure Jacobite https://www.saor-alba.fr/jacobite/ se poursuivra fermenent en Ecosse et Irlande durant soixante ans, sous trois Souverain ou Prétendants exilés : Jacques II/VII, Jacques III/VIII et le fils de ce deriner, Charles-Edouard Spencer Stuart, l’innoubliable Bonnie Prince Charlie. La plupart des clans écossais et irlandais étaient restés Jacobites, pastisants des Stuarts. Lorsque dans les banquets, en public, les Jacobites de Grande Bretagne portaient un toast au Roi, ainsi que le prescrivait le protocole, ils prenaient soin, avant de lever leur verre, de lui faire faire discrètement un court passage juste au-dessus d’une carafe d’eau, ce qui signifiait entre inités, qu’ils buvaient au Roi au-delà de la mer , et non à l’usurpateur de Londres.

Quand à lui, l’impudent Fouquet, qui après avoir aquis des chateaux dans toute la France -sauf Vaux-le-Vicomte qu’il acheta avec la dot de sa première épouse- et même une île en Bretagne, Belle-Ile, aurait commencé par faire fortifier ces places fortes envue d’une possible opposition militaire au Roi Soleil : la trahison et le crime de Lèse-Majesté après les détournements de fonds et de biens publics.

Fouquet fut-il lié à la Conjuration de Roux de Marcilly ? !

Basé à Londres, Roux de Marcilly fut trahi : dénoncé en mai 1668, Louis XIV le fait enlever. Roux est conduit à la Bastille où le ministre des affaires étrangères Mrg de Lionne l’interroge sous la torture. Là, il déclare des choses qui terrorisent Lionne et révèle l’identité secrète du personnage mystérieux. Il semble que la conjuration de Roux de Marsilly ait eu pour but de faire tomber Louis XIV et de le substituer par l’Ainé des Bourbons, dont la branche avait été oubliée et qui vivait à l‘étranger, en Italie, chef d’une branche secrète et perdue, mais Légitime , des Bourbons, CELLES DES BOURBONS-MONTPENSIER DE SAINTE-CROIX D’ALBON DE LA CROIX ! !!

Cette conjuration intervenait dans une conjoncture historique particulière. A cette époque, on le sait, se dérouliait une négaciation entre le Roi d’Angleterre Charles II Stuart et sa soeur Henriette d’Angleterre , dont la mère n’était pas moins qu’ Henriette-Marie de France ou Henriette de France , fille d’ Henri IV et soeur de Louis XIII , ce qui faisait du Roi d’Angleterre et de sa soeur les cousins germains du Roi Soleil : négociation qui aboutira en Juin 1670 à la signature du traité secret de Douvres : en échange d’une alliance militaire contre le Provinces Unies, le Roi de France s’engageait à soutenir son cousin dans son projet de de se convertir au Catholicisme et de ramener progressivement l’Angleterre dans le giron de l’Eglise Catholique.

Le Père Oliva, Supérieur de la Compagnie de Jésus, reçut une lettre dans laquelle le Roi Charles II Stuart lui disait qu’il envisageait de se convertir. Il ne pouvait entrer en contact avec le clergé Catholique sans éveiller de soupçons, mais son fils, un certain James de La Cloche , pouvait servir d’intermédiaire. S’il ne pouvait lui succéder, il pourrait lui obtenir le chapeau de cardinal. En août, une nouvelle lettre invitait La Cloche à rentrer en Angleterre sans parler à la Reine Christine, qui devait se rendre à Rome. Le Roi lui avait fait établir un passeport au nom d’Henri de Rohan. La Cloche se mit en route en octobre.
La lettre suivante, datée du 18 novembre 1668, indique que Charles II a renvoyé son fils à Rome pour être son ambassadeurofficieux auprès du Saint-Siège et qu’il devrait retourner à Londres avec les réponses à des questions que le roi ne voulait faire faire que verbalement. Après cette lettre, plus aucune mention n’est faite de La Cloche.

James de La Cloche était-il un véritable fils naturel de Charles II ? A-t-il seulement existé ? Les historiens sont partagés sur le sujet. James de La Cloche pourrait avoir écrit lui-même de fausses lettres Royales. Le testament pourrait avoir été fabriqué par la famille Corona. Il pourrait y avoir eu deux hommes se réclamant de la même filiation . Lord Action et le Père Boero pensent que le second était un imposteur, notre homme, M. de La Croix, qui deviendra le Masque de Fer. Boero suppose que le Duc de La Croix était retourné à Londres sous un autre nom. Lord Acton pense que Stuart pouvait avoir été au service du Prince caché.

L’historien John Lingard , qui se procure les lettres de Charles II à James et au père Oliva, affirme que toutes sont des faux, ce qui fait de James un Prince imposteur. Les lettres adressées au Roi Charles II évoquent la Reine Henriette-Marie comme étant à Londres en 1668, or celle-ci est partie 3 ans plus tôt s’installer en France, où elle restera jusqu’à sa mort en 1669. Pagnol cite ensuite une autre preuve avancée par John Lingard identifiant une lettre comme un faux :

– D’autre part, l’un des certificats du Roi est daté de White Hall alors que le Roi, à cause de la peste à Londres, s’était réfugié à Oxford avec toute sa cour .

D’autre part, M. Pagnol cite également une lettre du 20 janvier 1669 de Charles II à Henriette d’Angleterre, qui évoque une précédente lettre d’Henriette à Charles remise par un certain « Italien » identifié comme étant “ James ” venu de Rome, ou Ercole Matthioli, venu de Mantoue. Pagnol conclut qu’Henriette a bien reçu James ou Matthioli, qu’elle a immédiatement reconnu la ressemblance avec son cousin Louis XIV (elle est l’épouse du frère de Louis, Philippe de France, Duc d’Orléans, et -dit-on- la maîtresse du Roi Soleil), et lui remet une lettre à l’attention de Charles II.

Lorsque “ James ” remet la lettre à Charles II à Londres au début de 1669, il lui aurait révélé sa filiation Française. Apprenant ainsi qu’il aurait dû régner EN LIEU ET PLACE DU ROI SOLEIL, James ou M. de La Croix aurait été envoyé par Charles II à Claude Roux de Marcilly qui trahi le Roi d’Angleterre et organise alors une conspiration contre Louis XIV.


4. LA COMPAGNIE DU SAINT-SACREMENT.


Il semble que la Compagnie du saint sacrement entre ici en jeux. La Compgnie est une société secrète Catholique fondée en 1630 par Henri de Lévis-Mirepoix, et dissoute en France en 1666 par Louis XIV. Elle est nommée en l’honneur de l’Eucharistie , qui est la source et le sommet de la vie de l’Eglise Catholique. Elle est composée de notables, membres du clergé ou dévots laïcs, aussi est-elle appelée « parti des dévots ». En outre, la Compagnie fonctionne comme une véritable confrérie, les confrères vivants s’adonnant à la prière pour le salut des confrères défunts, et les morts agissant en intercession dans le Ciel.

La création et l’œuvre de la Compagnie s’inscrivent dans le mouvement de la Réforme Catholique née de la volonté réformatrice du Concile de Trente au milieu du XVI° siècle en réaction à la naissance du protestantisme et dans le contexte de la naissance de l’Ecole Française de Spiritualité. Si elle est officiellement un organisme de Charité dont la mission est de faire « tout le bien possible et éloigner tout le mal possible », elle est surtout un moyen détourné par le pape, qui y voit un moyen de compenser l’Inquisition devenue une prérogative de l’État. Rome soutient cette société secrète dans sa politique de répression à l’égard des dissidents, notamment en luttant contre les protestants et les rosicruciens, en encourageant la dénonciation, la condamnation et l’exécution des « personnes yant manqué de respect à la religion » selon Pierre Gaxotte, Louis XIV , Flammarion, 1974, p. 301. LA COMPAGNIE NE POUVAIT QUE SE RASSEMBLER AUTOUR DE L’HERITIER LEGITIME AU TRONE DE FRANCE, LE DUC DE LA CROIX.

La création des Missions Etrangères de Paris en 1658 est en grande partie réalisée du fait du soutien des membres de la Compagnie à laquelle appartenaient les deux fondateurs de ces Missions Etrangères de Paris , François Pallu et Pierre Lambert de La Motte . Ce fait rappelle l’importance des questions d’évangélisation pour la Compagnie du Saint-Sacrement . C’est René II de Voyer de Paulmy d’Argenson qui a écrit qu’il « y voyait son Benjamin, le plus cher enfant de sa vieillesse, l’ouvrage le plus spirituel et le plus rempli de foi qu’il eût jamais entrepris ».

En 1660,Mazarin tentera de supprimer la Compagnie en interdisant toutes les sociétés secrètes, mais celle-ci résista.Voyer d’Argenson :

– Du 26° de septembre [1664], jour de dimanche. J’appris que le Cardinal Mazarin avoit dit à la Prinesse de Conti , sa nièce, qu’il avoit fait un grand coup d’État, d’avoir rompu les assemblées de la Compagnie du Saint Sacrement; que la Ligue avoit eu de moindres commencements et qu’il ne seroit pas digne de son ministère, s’il n’avoit détruit toutes ces cabales de dévots .

La Compagnie fut finalement officiellement dissoute par Louis XIV en 1666 après la mort d’ Anne d’Autriche , qui, selon certains historiens, avait soutenu la Compagnie, étant dévote elle-même.

L’historiographie traditionnelle de la Compagnie n’a retenu de façon caricaturale que des éléments de mauvaise réputation. Elle a été accusée de faire le jeu de l’Inquisition, de faire couler le sang, d’être intégriste ou encore de soutenir un ordre moral austère, dénoncé par Molière.

L’action de la Compagnie est donc controversée. Sa pratique du secret a poussé le pouvoir Royal à la mettre en cause comme tendant à la subversion de l’ordre politique. Les détracteurs de la Compagnie arguent du fait que celle-ci aurait soutenu un ordre politique subversif car inféodé à l’Espagne ultra-Catholique, à Rome et au Duc de La Croix.

Son interdiction à la fin des années 1660 ne signifie pas pour autant qu’ils renoncent à leurs menées -via Bossuet, entre autres- et certains membres des compagnies créront l’ Hôpital Général . La création de la Compagnie du Saint-Sacrement témoignait de la solidarité de proximité encore vivante au milieu du Grand Siècle, sa fin inaugure le centralisme à la Française.

Le même courant d’idées inspire la Maintenon et le Père La Chaise, et aboutira à la Révocation de l’Edit de Nantes en 1685, et il est possible que la Compagnie de Saint Sacrement ai pu subsisiter un siècle encore à l’étranger, dans le Saint-Empire des Habsbourgs, en Espagne et dans tous les Etats italiques, Etats de l’Eglise, Royaumes de Piémont-Sardeigne et des Deux Siciles, Grand Duché de Toscane, Duchés de Parme, de Modène, République de Venise, qui possèdaient tous le Catholicisme comme religion de l’Etat. Son existance est avérée en Nouvelle France au-delà de 1776 . Elle est en grande partie responsable de l’exclusion des protestants de la Nouvelle-France alors que plusieurs d’entre eux accompagnaient Champlain et Pierre Dugua de Mons tout au début de leur arrivée dans la colonie. Elle implanta une morale religieuse très stricte qui a perduré au Québec jusque dans les années 1960.

Le frère de Fouquet aurait étè membre de la Compagnie. Et la Conjuration de Roux de Marcilly aurait pu s’appuyer sur elle. Circonvenu par l’ Abbé d’Estrades , ambassadeur de France à Venise, Ercole Matthioli , Chancelier du Duc souverain de Mantoue, avait persuadé ce dernier de vendre secrètement à la France la place-forte de Casal, à quinze lieues de Turin. L’Abbé d’Estrades, qui avait été nommé ambassadeur à Turin, parvint à attirer Matthioli, qui n’étaoit autre que le Duc de La Croix, dans une maisonnette des environs où un commando dirigé par le capitaine Catinat l’enleva pour le conduire dans la forteresse voisine de Pignerol.

Le secrétaire d’État des Affaires étrangères, Pomponne,
https://fr.wikipedia.org/wiki/Simon_Arnauld_de_Pomponne
en donnant l’agrément de Louis XIV à l’opération, avait pris soin de préciser : « Il faudra que personne ne sache ce que cet homme sera devenu » . Il était en effet peu conforme aux usages diplomatiques de faire ainsi enlever et emprisonner un ministre d’un prince étranger. Cette raison pouvait rendre compte du secret sévère auquel fut astreint le prisonnier au Masque de Fer.

La conversion de Louis XIV, la renonciation aux articles Gallicains et la révocation de l’Edit de Nantes feront que l’Eglise abandonnera le Duc de La Croix et se tournera vers le Roi Soleil, annilant son ex-communication et lui apportant tout son soutien...



5- LE SECRET DU MASQUE DE FER ENFIN DEVOILE !


La correspondance entre Louvois et Saint-Mars conservée aux archives du ministère de la Guerre —où Matthioli est d’abord désigné sous le nom de Lestang, une des fausses identités délivrées par Charles II Stuart— montre la grande inquiétude des agents Français.

Selon l’historien Jean-Christian Petitfils, le Masque de Fer aurait certainement été détenteur d’un secret d’État, empêchant les autorités de le juger en public. D’après la théorie de Jean-Christian Petitfils dans son livre Le Masque de Fer, entre histoire et légende , le prisonnier masqué aurait été emprisonné parce qu’il était au courant des transactions entre Louis XIV et Charles II d’Angleterre sur le fait que le Roi d’Angleterre voulait redevenir Catholique . Des négociations auraient été entreprises dans ce but. Matthioli aurait été chargé de la transmission de la correspondance entre les deux Rois et aurait pris connaissance de celle-ci. L’occasion aurait été trouvée là pour renverser Louis XIV avec l’aide de la Compagnie du Saint Sacrement et de l’Espagne, alors ennemie de l’Angleterre. Louis XIV, informé, aurait ordonné l’arrestation de son cousin et sa mise au secret, un masque sur le visage.

Certains auteurs (tel Marcel Pagnol,
https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Secret_du_Masque_de_fer
notamment en ce qui concerne les dépenses) contestent la théorie du Valet Martin et s’étonnent du fait qu’on aurait préservé la vie d’un simple valet (détenteur de secrets d’État) pendant 34 ans alors qu’il aurait été plus facile de le faire purement et simplement disparaître !

Louis XIV fait expédier le procès en 2 jours, et Roux de Marcilly sera roué vif en place publique à Paris le 21 juin 1669
http://www.executedtoday.com/2010/06/22/1669-roux-de-marsilly-employer-of-the-man-in-the-iron-mask/ .

Au moment de son exécution, Roux aurait été bâillonné (M. Pagnol cite le témoignage du magistrat d’Ormesson selon lequel il fallut « lui couvrir la bouche d’un linge pour l’empêcher de parler ».) : on l’aurait donc empêché de faire d’importantes révélations .

Arrêté à Calais en juillet 1669 par lettre de cachet, le Duc de La Croix fut conduit au donjon de Pignerol, un masque de pénitent de couleur noire sur le visage , le masque de fer n’étant peut-être pas encore prêt. Louis XIV qui avait reçut le Sacre de Reims depuis des années, ne l’aurait pas fait tuer car ils étaient cousins : le Roi Soleil aurait ainsi fait mettre son probable compétiteur au secret afin d’étouffer le scandale et d’éviter toute contestation quant à sa Légitimité, tout en n’osant se résoudre à un éventuel régicide...

Mais consultons les écrits de l’époque pour comprendre qui était réellement le Masque de Fer :

Le 4 Septembre 1687, en plein règne de Louis XIV, une gazette manuscrite janséniste, qui se lisait sous le manteau, informait ses lecteurs qu’un officier, M. Benigne Baillis de Saint-Mars de la Bryère de La Croix , qui n’appartient pas à la descendance des Albon de La Croix mais de Comtes provençaux, et que l’Histoire retiendra comme M. de Saint-Mars , avait conduit « par ordre du Roi » un prisonnier d’État au fort de l’île de Sainte-Marguerite, au large de Cannes, en actuelle région Provence-Alpes-Côte d‘Azur:

– Personne ne sait qui il est ; il y a défense de dire son nom et ordre de le tuer s’il l’avait prononcé; celui-ci était enfermé dans une chaise à porteurs ayant un masque d’acier sur le visage, et tout ce qu’on a pu savoir de Saint-Mars était que ce prisonnier était depuis de longues années à Pignerol, et que les gens, que le public croient mort, ne l’est pas .

Le mystérieux captif atteignit le Fort de la Croix (la pointe de la Croisette, là où se trouve aujourd’hui le casino), un masque de fer sur le visage : un heaume à la visière soudée en fait . Embarqué sur une chaloupe, il gagna enfin son lieu de détention, le fort de l’île de Sainte-Marguerite, en face de Cannes. On y montre aujourd’hui la cellule de l’inconnu fermée par trois portes : une grande chambre de 30 m2, sombre et humide, dont la fenêtre haute, protégée par trois rangées de grilles, s’ouvre sur la baie et le somptueux amphithéâtre des montagnes du Var.

La lettre du Secrétaire d’Etat Louvois précise :

– … il est de la dernière importance qu’il soit gardé avec une grande sureté et qu’il ne puisse donner de ses nouvelles en nulle manière et par lettre à qui que ce soit… de faire en sorte que le lieu où il sera ne donne point sur des lieux qui puissent être abordés de personne et qu’il y ait assez de portes, fermées les unes sur les autres, pour que vos sentinelles ne puissent rien entendre. Il faudra que vous portiez vous même à ce misérable, une fois par jour, de quoi vivre toute la journée et que vous n’écoutiez jamais, sous quelque prétexte que ce puisse être, ce qu’il voudra vous dire, le menaçant toujours de le faire mourir s’il vous ouvre jamais la bouche pour vous parler d’autre chose que de ses nécessités ..

1ère Remarque :

Non seulement le prisonnier est tenu au » secret total « , même vis à vis de son geôlier, mais, cas exceptionnel, c’est Saint-Mars lui-même , chef des geoliers, qui doit lui apporter la nourriture !

Par la suite, le 29 septembre 1698, une autre gazette annonçait que « M.(Dauvergne) de Saint-Mars, https://fr.wikipedia.org/wiki/Bénigne_Dauvergne_de_Saint-Mars qui était gouverneur des îles de Saint-Honorat et de Sainte-Marguerite, est arrivé ici depuis quelques jours pour prendre possession du gouvernement de la Bastille, dont il a été pourvu par Sa Majesté » .

2 ème Remarque

Saint-Mars, qui a été muté de Pignerol à Exiles ( fort perdu dans les hauteurs alpines) http://www.masque-de-fer.com/enquete/exilles-de-1681-a-1687/ et d’Exilles https://fr.wikipedia.org/wiki/Fort_d%27Exilles à Sainte-Marguerite, porte avec lui son mystérieux prisonnier masqué ! !!

Le 3 octobre, la même gazette rajoutait que « M. de Saint-Mars a pris possession du gouvernement de la Bastille, où il a fait mettre un prisonnier qu’il avait avec lui, et il en a laissé un autre à Pierre-en-Cise, en passant à Lyon . »

3 éme Remarque :

Muté à la Bastille, M. de Saint-Mars a encore amené avec lui le mystérieux prisonnier masqué ! !!

En 1769, dans son Traité des différentes sortes de preuves qui servent à établir la vérité dans l’histoire , le Père Griffet (1698-1771) donnait les précisions suivantes :

– Le souvenir du prisonnier masqué s’était conservé parmi les officiers, soldats et domestiques de cette prison, et nombre de témoins oculaires l’avaient vu passer dans la cour pour se rendre à la messe. Dès qu’il fut mort, on avait brûlé généralement tout ce qui était à son usage comme linge, habits, matelas, couvertures; on avait regratté et blanchi les murailles de sa chambre, changé les carreaux et fait disparaître les traces de son séjour, de peur qu’il n’eût caché quelques billets ou quelque marque qui eût fait connaître son nom .

De peur qu’il n’eût caché quelques billets ou quelque marque qui eût fait connaître son nom ?!

Mais qui était donc le Masque de Fer ?

Nom biographique : l’Ainé Légitime des Bourbons .
Nom d’adoption : M. de la Croix .
Nom de « code » : Comte Hercole Mattiolli (un nom de famille qu’on trouve à Parme comme à Mantoue) .
Nom de prisonnier : Eustache Dauger ou Danger ou d’Angers .

Pour Marcel Pagnol ( L’Homme au masque de fer , 1965, remanié en 1973 sous le titre Le Secret du masque de fer ),précité ces 4 personnages n’en sont qu’un . Dans son essai, M. Pagnol reproduit in extenso la lettre de l’ambassadeur Colbert de Croissy à Louis XIV dénonçant le conspirateur et ses complices, retrouvée dans les archives des Affaires étrangères . Il retrace ensuite, à travers son interprétation de diverses correspondances, la chronologie de l’arrestation du complice qui deviendra le fameux prisonnier au Masque de fer. Les égards dus au prisonnier masqué nous poussent à une première conclusion sur l’identité du Masque de Fer. Nous citerons deux personnes:

1°) Lamotte-Guérin, ( Charles de Guérin, seigneur de la Motte, dit La Motte-Guérin ou La Mothe-Guérin) , Lieutenant du roi aux îles de Lérins, 1693-1726 mousquetaire sous les ordres de Saint-Mars, il a vécu avec le Masque de Fer pendant six ans à l‘île de Sainte-Marguerite, et a présidé souvent à son repas:

– Le sieur de Saint-Mars avaient de grands égards pour ce prisonnier. Il le servait toujours lui-même en vaisselle d’argent, et lui fournissait souvent des habits aussi riches qu’il pouvait le désirer .

2°) Témoignage de Blaivilliers -un autre mousquetaire sous les ordres de Saint-Mars à l’île de Sainte-Marguerite- rapporté par son cousin, Formanoir du Palteau :

– M. de Saint-Mars appelle son prisonnier “ MON PRINCE ” … Le gouverneur et les officiers restaient devant lui , debouts et découverts, jusqu’à ce qu’il les fit couvrir et s’assoir… il allaient souvent lui tenir compagnie et manger avec lui …

C’est cette dernière citation qui semble nous donner la solution de l’énigme : selon le protocole de Cour établi par Henri IV, lorsque des gentilshommes avaient l’insigne privilège d’aller manger avec le Roi, ils devaient rester devant Sa majesté, debouts et découverts, jusqu’à ce que le Souverain les fit assoir … c’est à dire que les mousquetaires sur l’île de Sainte-Marguerite se comportaient avec le prisonnier masqué COMME S'ILS ETAIENT EN PRESENCE DU ROI DE FRANCE ! !!

Des personnes savaient : les Rois de France . Ecoutons les :

-Louis XV :

Interrogé sur le secret du Masque de Fer, un Louis XV excédé aurait répondu sèchement à une Madame de Pompadour le pressant sur l’oreiller de questions sur ce sujet :

– Cessez de m’importuner sur ce sujet ! Je ne puis vous répondre : c’est le secret du Roi …

D’après Madame de Boigne , le fils de Louis XV, poussé par sa soeur Madame Adélaïde, aurait questionné son père, qui se serait dit lié par un serment . M. de Laborde , premier valet de chambre du Bienaimé, reçut un jour cette sèche confidence Royale :

– Vous voudriez que je vous dise quelque chose à ce sujet : ce que je vous dirai de plus qu’aux autres, c’est que la prison, à cet infortuné, n’a fait de tort qu’à lui-même !!!

-Louis XVI :

Louis XVI dira quand à lui à Marie Antoinette , qui s’intéressait également à la question, que c’était un Secrétaire d’Etat du Duc de Mantoue, avant de lâcher:

– C’est l’honneur de notre ancêtre Louis XIV que nous avons à protéger ! !!

Voici ce qu’en dit le journal de Madame Campan , femme de chambre de Marie-Antoinette :

– Louis XVI avait promis à la Reine de lui communiquer ce qu’il découvrirait relativement à l’histoire de l’Homme au Masque de Fer : il pensait, d’après ce qu’il en avait entendu dire, que ce Masque de Fer n’était devenu un sujet si inépuisable de conjectures que par l’intérêt de la plume d’un écrivain célèbre, qui les avait fait naître sur la détention d’un prisonnier d’état qui n’avait que des gouts et des habitudes bizarres . J’étais auprès de la Reine lorsque le Roi ayant terminé ses recherches lui dit qu’il n’avait rien trouvé dans les papiers secrets d’analogue à l’existence de ce prisonnier; qu’il en avait parlé à Maurepas, rapproché par son âge, du temps où cette anecdote aurait du être connue des ministres, et que M. de Maurepas l’avait assuré que c’était simplement un prisonnier d’un caractère dangereux par son esprit d’intrigue, et sujet du Duc de Mantoue. On l’attira sur la frontière, on l’y arrêta, et on le garda prisonnier d’abord à Pignerol, puis à la Bastille. Ce transfert d’une prison à l’autre eut lieu parce que le gouverneur de la première fut nommé gouverneur de la seconde. Il connaissait les ruses de son prisonnier, et le prisonnier suivit le geôlier; et de peur que celui-ci ne profita de l’inexpérience d’un gouverneur novice, le gouverneur de Pignerol vint à la Bastille .

-Louis XVIII :

A la Restauration, Louis XVIII jouait un soir aux cartes avec des courtisans. Alors que deux Pairs Ecclésiastiques discutaient avec passion sur l’hypothèse de l’identité du Masque de Fer, le Roi sidéra tout le monde en disant à brule-pourpoint :

– Laissez les se disputer ! De toutes les théories (Le jumeau de Louis XIV, le Duc de Beaufort, un bâtard du Roi d’Angleterre, le page noir de la Reine Marie-Thérèse), personne n’a encore dit la vérité ! !

Le même Louis XVIII déclarera à son ami La Rochefoucauld , en présence du Comte d’Artois (le futur Charles X) :

– Je sais le fin mot de cette énigme, comme mes successeurs le sauront : c’est l’honneur de notre aïeul Louis XIV que nous avons à garder ! !!

Les même paroles que Louis XVI à Marie Antoinette !

Mais quel est donc ce secret d’état qui lie tous les Bourbons de France par serment et visant à sauvegarder l’honneur de leur aieul Louis XIV ?

Toutes ces citations Royales renforcent l’hypothèse des Bourbon-Montpensier, dont, rappellons-le, la branche indienne sera retrouvée au XIX° siècle. Le Prince Baltharar-Napoléon de Bourbon affirme même aujourd’hui détenir un arbre généalogique remontant au Connétable de Bourbon . Une branche lorraino-italienne, Aînée, oubliée mais Légitime, des Bourbons, venant AVANT MEME celle des Bhopal, celle des Ducs de La Croix, peut-elle incarner la mise en danger de la Légitimité de la branche des Bourbons de La Marche dont sortirons Louis XIV et ses successeurs ? Mettrait-elle en danger jusqu’à l’honneur du Roi Soleil et de sa descendance ?

D’après une tradition communiquée par Mme d’Abrantès
https://fr.wikipedia.org/wiki/Laure_Junot_d%27Abrant%C3%A8s
à Paul Lacroix, l’empereur Napoléon I° aurait désiré vivement connaître le secret de l’énigme. Il ordonna des recherches qui restèrent sans résultat : ce fut en vain que pendant plusieurs années le secrétaire de M. de Talleyrand fureta dans les archives des Affaires étrangères et que M. le Duc de Bassano appliqua toutes les lumières de son esprit judicieux à éclaircir les abords de ce ténébreux mystère historique.

Michel Chamillart . ministre de la guerre en 1703, connaissait aussi ce secret. Son gendre, le Duc de La Feuillade , essaya de découvrir ce secret comme l’explique Voltaire :
– M. de Chamillart fut le dernier ministre qui eut cet étrange secret. Le second maréchal de La Feuillade, son gendre, m’a dit qu’à la mort de son beau-père, il le conjura à genoux de lui apprendre ce que c’était que cet homme, qu’on ne connut jamais que sous le nom de l’homme au masque de fer. Chamillart lui répondit que c’était le secret de l’État, et qu’il avait fait serment de ne le révéler jamais .

Selon l’historien Emmanuel Pénicault , auteur d’une biographie de Michel Chamillart :
– une tradition familiale veut que le secret ait été transmis de père en fils dans la famille Chamillart jusqu’à la mort du dernier porteur du nom, Lionel Chamillart, en 1926 .



6 – LA DESCENDANCE DU MASQUE DE FER.



Le Masque de Fer constituait un secret d’Etat vivant. Etait-il le vrai Roi de France Légitime ? Remettait-il en jeux la Légitimité même de Louis XIV et, par là même, de ses descendants ? A-t-il eu une descendance comme la famille Dujol l’a affirmé?

Cette descendance s’est-elle liée, comme semble le dire Marie-Julie Jahenny , à celle du vrai Louis XVII qui n’était pas Naundorff mais dont plus personne ne doute qu’il se soit évadé -ou qu’on l’ait fait sortir- du Temple? !

Selon les confidences de Madame de Borie, L'HOMME AU MASQUE DE FER AVAIT UNE BELLE VOIE, COMME UN ITALIEN, il était très pieux et tout résigné à son sort -comme abandonné à la Providence- on lui donnait tout ce qu'il voulait : du linge, une guitare.... et lors de ses promenades masquées sur l’ile de Lérins, le Masque de Fer, alors âgé de 40 ans, serait tombé amoureux de la fille de son geôlier, Isabelle-Marthe Baillis de Saint-Mars de la Bruyère de La Croix , à peine âgée de 16 ans et dont le frère deviendra l’ancêtre des actuels La Croix de Castries : les La Croix de Castries ne descendent donc pas du Masque de Fer, mais le futur Grand Monarque Henri de la Croix pourrait avoir, lui, du sang des La Croix de Castries !

Imaginez la scène d’un mariage secret dans l’église d’un village des Alpes :

-Monsieur de Bourbon Montpensier de Sainte-Croix d’Albon DE LA CROIX, voulez vous prendre pour épouse Melle Isabelle Marthe Baillis de Saint-Mars de La bruyère DE LA CROIX ?

-Je le veux.

-Melle… DE LA CROIX, voulez-vous prendre pour époux Monsieur… DE LA CROIX ?

-Je le veux.

Louis XIV, qui n’était aucunement le monstre dépeint par Voltaire, aurait eut pitié et permis au Masque de Fer d’être substitué par un mendiant, le Valet La Rivière, acceptant d’aller à sa place à la bastille et d’y être traité là-bas… comme un Roi ! Ce pour lui permettre de s’enfuir avec sa belle et convoler en justes noces. Une seule condition: l’exil hors du Royaume, Loi de Nationalité oblige.

Des enfants seraient nés de l’union Légitime du Prince démasqué et de Melle de Saint-Mars : un fils, Louis , espérance de la France, devenu le Grand Amiral de Valois, et une fille donnée en mariage à un officier corse ancêtre grâce à elle d’un général fameux qui possèdait dans son visage un petit détail pouvant le rattacher à la Famille Royale de Bourbon, détail soigneusement caché autant par les Royalistes, que par les Bonapartistes et les républicains ! !!

Selon Michel de Lacour, http://pays-d-azur.hautetfort.com/archive/2015/04/11/cannes-le-fantome-de-la-tour-du-suquet-5601188.html propriétaire du Château du Suquet à Cannes, le Prince caché sous le fameux Masque de Fer se serait refugié dans cette tour après s’être évadé de l’ile Sainte Marguerite. De là, il serait parti pour la Corse, pas encore Française à l’époque .

Le fils du Masque de Fer, Louis, aurait-il grandi en Corse avec sa soeur, placés chez une dame de confiance ignorant tout de leur identité ? Après s’être assuré une descendance, Louis, mis au courant de son origine Royale, serait-il venu à l’âge adulte réclamer sa Légitimité à l’époque du Régent ?

Ce dernier l’aurait reçut secrètement et lui aurait donné une charge d’Amiral, dans l’attente d’un Sacre promis qui ne viendra jamais. Lorsqu’en pleine mer, l’Amiral apprend le Sacre du petit Louis XV, et qu’il a reçut le titre de Prince de Valois comme dédommagement, il entre en grande fureur et comprenant qu’il a été floué : il deviendra un redoutable corsaire qui s‘en prendra à la marine de Louis XV.

Le Grand Amiral de Valois avait confié son propre fils à un serviteur de confiance, un certain Antonin Guyot Dujol , qui avait un fils du même âge : à partir de là, la descendance des Dujol sera prise pour celle de l’Amiral de Valois et de cette souche incertaine sortiront l’Abbé Félix de Valois et un facteur à Saint-Chamas, qui tentera de faire modifier son état civil de Dujol à Valois . Débouté, il soutiendra sa cause dans un pamphlet incendiaire: Valois contre Bourbons …

QU’EN EST-IL DEVENU DE LA VERITABLE DESCENDANCE ROYALE ? A L’HEURE ACTUELLE, NOUS NE LE SAVONS PAS .

Un mariage secret mais Légitime , de nos jours , aurait-il eu lieu entre le descendant Salique du Connétable de Bourbon comme du Masque de Fer et une des soeurs du descendant Salique du vrai Louis XVII évadé du Temple ET QUI N’ETAIT PAS NAUNDORFF , et donc à travers lui de… LOUIS XIV ? Et le fruit de cette union secrète serait le Grand Monarque HENRI V DE LA CROIX tant attendu ?

La dévotion des Bourbons-Montpensier à N.D. de l'Espérence et celle des Bourbons-Vendôme à N.D. du Mont carmele et à N.D. des Victoires se trouvent réunie en la personne Royale du Grand Monarque à venir HENRI V DE LA CROIX !

Le ROI caché HENRI V DE LA CROIX est en tout cas le Roi Blanc, Roi du Sacré-Coeur, Roi du Miracle tenu en réserve pour la régénération de la France et il vivrait en attendant une vie recueillie et pénitente, demeurant incognito, invisible et silencieux…



7- ESPERANCE.



Une dernière chose. On nous objectera que le Sacré-Coeur, parlant de Louis XIV à Sainte Marguerite Marie, l’avait appelé Fils Aîné de Son Sacré-Coeur, alors que les Bourbons de Bhopal, découverts au XIX° siècle étaient de toute façon aînés par rapport au Roi Soleil. Cela signifie-il que le Roi Soleil était le Fils Aîné du Sacré-Coeur né en France ?

L’assassinat d’Henri III aurait-il fait que la Grâce aurait abandonné la Branche Aînée des Bourbons, incarnée à l’époque par les Duc d’Albon de Lacroix, pour se poser sur la branche cadette, incarnée par le Bon Roi Henri IV: Dieu voulait peut-être la conversion du Vert Galant, la consécration de la France à Marie, la Révocation de l’Edit de Nantes (1685) et le Catholique Pacte de Famille (1761) entre Bourbons de France, d’Espagne, de Naples et de Parme . La consécration de la France au Sacré-Coeur n’ayant pas eu lieu, la Grâce Divine semble abandonner également la branche cadette et la Légitimité semble se diluer: le fils de Louis XIV ne règnera pas, ni celui de Louis XV, ni celui de Louis XVI, Louis XVII, ni celui de Charles X, Louis XIX, ni celui de Louis Philippe (ni celui de Napoléon I°, Napoléon II l’Aiglon, ni celui de Napoléon III) ! Quand au comte de Chambord, il n’aura pas de descendance …

Il est quand même inconcevable qu’une telle succession de drames n’ouvre pas les yeux de ceux qui ne veulent pas s’en remettre à Dieu du point de savoir qui doit être Son Lieutenant sur le trône de France !

Le Masque de Fer est décidément une ombre dans le règne du Roi Soleil. On ne connaît pas sa descendance.

La seule chose que nous savons, c’est que le vrai nom du futur Grand Monarque pourrait se nommer SAR HENRI-LOUIS DE BOURBON-MONTPENSIER DE SAINTE CROIX DE VALOIS DE LA CROIX , DUC DE BRETAGNE : il constitue L'ESPERENCE DE LA FRANCE ! Et, selon Marie-Julie Jahenny http://www.marie-julie-jahenny.fr/prophetie-pour-la-france.htm en attendant sa révélation à l’heure de Dieu où il rendra au divin Christ-Roi la couronne qu’Il a perdu à la Rue du Bac, son identité est un secret et devra le rester...


CONCLUSION :


Le Grand Monarque, descendrait-il PAR SON PERE de la BRAHCNCHE AINNE DE SAINT-LOUIS, celle du Masque de Fer... et PAR SAMERE de la BRANCHE COUPEE DES LYS, celle Louis XIV par le vrai Louis XVII évadé de l’enfer du Temple ? !
https://chartedefontevraultprovidentialisme.wordpress.com/2019/06/06/test-de-lisibilite-dun-article-qui-vous-est-parvenu-hier-tronque/

– Quelquefois, un arbre est coupé dans la forêt ; il ne reste plus que le tronc ; mais un rejeton pousse au printemps et les années le développent et le font grandir, il devient lui-même un arbre magnifique et l’honneur de la forêt. Priez pour la France, Ma Fille, priez beaucoup, ne cessez point de prier (le Christ, Le 20 novembre 1843, à Marie Lataste (1822-1847), Religieuse du Sacré-Coeur) !!!

Gardons l’espérance et la certitude du salut Miraculeux de la France et de la Chrétienté par un Roi choisi par Dieu et restauré miraculeusement, UN ROI INCONNU, UN PRINCE QUE PERSONNE N’ATTEND. Dans l’attente, plaçons nos efforts Royalistes sous le signe du SACRE-COEUR ou COEUR DE L’AMOUR surmonté de la CROIX DU SACRE-COEUR, espoir et salut de la France, et prions pour notre Roi.

A CRUCE VITTORIA !



Hervé J. VOLTO, CJA


_______________

A lire:

-Jean-Christian Petitfils, Le masque de fer (Perrin).

-M. de Surville, Le Masque de Fer a-t-il été fatal au trône de France? ou les misères d’une dynastie de 1703 à 1883 , Paris, 1884.
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Message par Hervé J. VOLTO le Jeu 25 Juin - 11:56

il y a du nouveau sur la branche Aînée, oubliée mais Légitmie des Bourbons :

François Jean Philippe Nicolas de Bourbon-Montpensier, Duc d'Albon de La Croix, serait le quatrième enfant du Connétable de Bourbon (1489-1527) et de son épouse et cousine Suzanne de Bourbon, né après trois soeurs. Cet héritier tant attendu aurait dissimulé par son père pour qu'il ne soit pas inquiété par la mère de François I°, Louise de Savoie.

A la suite d'un duel, le jeune Duc d'Albon de La Croix, grandit chez sa tante, Renée de Boubon, épouse du Duc princier Antoine de Lorraine, du s'exiler en Italie, où Charles Quint lui donna un titre et une charge. Avec l'aide de son beau-père, un Corse au nom connu, Jacques Bonaparte, dont il avait épousé la fille Béatrice, et dont la soeur avait épousé le frère de Béatrice, le Duc de La Croix aurait essayé, avec l'appuit de Diane de Poitiers, de se faire restituer le Boubonnais et la Principauté Souveraine des Dombes confisqués à son père. Cette tentative ayant échoué, il aurait cherché, en 1560, à fomenter la Conspiration d'Amboise pour renverser les Valois et c'est à la suite de cet échec qu'il serait parti pour les Indes où il aurai eu une descendance, le fils né de Béatrice Bonaparte ayant été mis à l'abrit à Mantoue.
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