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Conseils spirituels en temps de confinement

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Message par Prince de Talmont le Dim 29 Mar - 17:52

Chers amis,

voici les conseils d'un prêtre pour nous aguerrir spirituellement durant ce temps de confinement :

Mgr a écrit:Voici quelques recommandations pratiques pour nourrir et renforcer notre vie spirituelle en ce temps de crise.
Car celle-ci ne doit pas seulement être affrontée avec les seuls moyens humains, mais aussi avec les armes et les moyens spirituels. Je suggère ci-dessous quelques éléments en ce sens, sans prétendre lister tout ce qui est possible.

- En ce temps de carême, efforçons-nous de vivre les contraintes qui nous sont imposées dans un esprit surnaturel de pénitence, de sacrifice et d’expiation.
Dans la mesure de nos possibilités, gardons les moyens traditionnels de pénitence, notamment le jeûne. Mais il est aussi important de consacrer davantage de temps à la prière et aux bonnes lectures (Écriture sainte et vies de saint, notamment).

- Bien employer les ressources du missel des fidèles : on y trouve non seulement les textes de la messe, mais aussi de nombreux exercices de dévotions, litanies, prières, etc.

- Pratiquer la communion spirituelle :

« À vos pieds, ô mon Jésus, je me prosterne, et je Vous offre le repentir de mon cœur contrit, qui s’abaisse dans son néant et en Votre Sainte Présence. Je Vous adore dans le Sacrement de Votre Amour, l’ineffable Eucharistie.
Je désire Vous recevoir dans la pauvre demeure que Vous offre mon âme. En attendant le bonheur de la Communion sacramentelle, je veux Vous posséder en esprit. Venez chez moi, ô mon Jésus, puisque moi je viens chez Vous ! Que Votre Amour embrase tout mon être pour la vie et pour la mort. Je crois en Vous, j’espère en Vous, je Vous aime. Ainsi soit-il
».

- Prière du chapelet en famille.

- Se signer avec de l’eau bénite à la maison.

- Revêtir des sacramentaux éprouvés, comme le scapulaire du mont Carmel ou la médaille de saint Benoît.

- Le dimanche, surtout, en l’absence de messe, sanctifier le jour du Seigneur en priant pendant une heure en famille, dans la mesure des possibilités (lectures du missel et autre exercices proposés ici).

- Prier ou chanter quotidiennement l’antienne mariale Stella caeli.

L’Étoile du Ciel, qui allaita le Seigneur, a extirpé la peste de la mort, qu’avaient plantée les premiers parents de l’homme.

Puisse cette même Étoile brillante daigner maintenant éteindre cette constellation dont les combats ont tué le peuple blessé par une mort amère.

Ô très pieuse Étoile de la mer, protégez-nous de la peste.
Écoutez-nous, ô Dame, car votre Fils vous honore, en ne vous refusant rien.

Sauvez-nous, Jésus, nous pour qui la Vierge Marie vous prie.

V. Priez pour nous, très pieuse Mère de Dieu.

R. Vous qui avez écrasé la tête du serpent, secourez-nous.
Prions.


Dieu de miséricorde, Dieu d’amour, Dieu de pardon, qui fûtes ému de compassion pour l’affliction de votre peuple, et qui dîtes à l’Ange dévastateur de votre peuple :
« Retiens ta main » ; pour l’amour de cette Étoile glorieuse, dont le sein précieux vous a allaité avec douceur contre le venin de nos péchés, accordez-nous le secours de votre grâce, afin qu’à l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie votre Mère, et du bienheureux Barthélémy votre Apôtre bien- aimé, nous soyons délivrés en toute sûreté de toute peste et de la mort imprévue, et que nous soyons miséricordieusement sauvés de l’assaut de toute perdition. Par vous, Jésus-Christ, Roi de gloire, qui avec le Père et l’Esprit Saint vivez et régnez, Dieu pour les siècles des siècles.

R. Ainsi soit-il.


Latin :

Stélla coeli extirpávit, Quæ lactávit Dóminum, Mórtis péstem, quam plantávit Prímus párens hóminum.
Ipsa stélla nunc dignétur Sídera compéscere, Quórum bélla plébem cædunt Díræ mórtis úlcere.
Piíssima Stélla máris, A péste succúre nóbis.
Audi nos, Dómina, nam fílius tuus Níhil négans, te honórat.

Sálva nos, Jésu, Pro quíbus Vírgo María te órat.

V. Ora pro nobis, piíssima Dei Génitrix.

R. Quæ contrivísti caput serpéntis, auxiliáre nobis.
Orémus.


Deus misericórdiæ, Deus pietátis, Deus indulgéntiæ, qui misértus es super afflictiónem populi tui, et dixísti Angelo percutiénti pópulum tuum :
Cóntine manum tuam, ob amórem illíus Stellæ gloriósæ, cujus úbera pretiósa contra venénum nostrórum delictórum dúlciter suxísti ; præsta auxilium gratiæ tuæ, ut intercedente Beata Virgine Maria Matre tua et Beato Bartholomæo apostolo tuo dilecto, ab omni peste & improvísa morte secúre liberémur, et a totíus perditiónis incúrsu misericórditer salvémur. Per te Jesu Christe, Rex glóriæ, qui cum Patre & Spíritu Sancto vivis et regnas, Deus in sæcula sæculorum.
R. Amen.


Bon courage à tous, ne craignons pas comme les païens qui n’ont pas d’espérance surnaturelle.
N’oublions pas non plus de prendre des nouvelles de nos proches, spécialement de ceux qui sont seuls.

Et que Dieu vous bénisse et vous garde dans la paix.

Mgr Kruijen+


Dernière édition par Prince de Talmont le Dim 29 Mar - 18:25, édité 2 fois

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Conseils spirituels en temps de confinement Empty Re: Conseils spirituels en temps de confinement

Message par Prince de Talmont le Dim 29 Mar - 18:01

Mgr a écrit:Réflexions et conseils spirituels en temps de confinement (2)

Chers amis,

À l’occasion de ce second dimanche sans messe, j’ai pensé bon de vous faire parvenir une seconde ‟ration” de conseils spirituels. Sachez que je n’oublie pas notre groupe et que je prie pour vous tous les jours lors de la sainte messe.

Il va sans dire que c’est avec une réelle douleur que je dois me résigner à ne pas pouvoir célébrer la sainte messe.

La liturgie de ce dimanche laetare est une saine provocation, dans la mesure où elle nous invite à nous réjouir en plein milieu du carême. Cette invitation ne peut être comprise qu’avec un regard surnaturel, un regard de foi.

Le croyant qui met sa confiance, sa foi, son amour dans le Christ Sauveur sait qu’il est en route vers le salut, vers la Jérusalem céleste, où Dieu essuiera toute larme des yeux des élus (cf. Ap 21,4). Car nous sommes les enfants non de ce monde, mais de la Jérusalem d’en haut, qui est libre (voir l’épître de ce dimanche). Les circonstances présentes ne doivent pas étouffer cet appel à se réjouir : réagissons plutôt « avec la joie de l’espérance, constants dans la tribulation, assidus à la prière » (Rm 12, 12).

Plus tard, Si Dieu veux, nous comprendrons un jour comment Sa Providence nous menait à travers ce « ravin
de ténèbre » (Ps 23 [22], 4).

La situation actuelle prive de très nombreux catholique du secours des sacrements. Elle nous rend pauvre et nous fait goûter un peu le lot de beaucoup de fidèles à travers le monde qui n’ont pas ou seulement rarement accès aux sacrements pour raison de guerre ou de persécution, notamment.

Asia Bibi, catholique pakistanaise libérée récemment, a par exemple été privée de sainte messe pendant tout le temps de son incarcération, soit huit ou neuf ans ! Puisse cette épreuve nous rendre plus sensibles à nos frères persécutés. La sainte Écriture nous exhorte d’ailleurs : « Souvenez-vous des prisonniers, comme si vous étiez emprisonnés avec eux, et de ceux qui sont maltraités, comme étant vous aussi dans un corps » (He 13,3).

Oui, les sacrements ne sont pas des dus, mais des grâces que beaucoup de fidèles reçoivent peut-être de manière trop routinière, indifférente ou automatique.
L’évangile de ce dimanche est le début du grand discours du pain de vie. Jésus multiplie les pains et les poissons pour nourrir une grande foule. Ce n’est encore qu’une pédagogie pour faire comprendre que Jésus lui-même est le pain de vie qui fait vivre pour toujours celui qui le mange avec foi. Il n’est pas toujours possible de recevoir le pain du ciel, l’eucharistie, mais il est toujours possible de s’unir à Jésus par la volonté.

Car Jésus a révélé à la Samaritaine : « J’ai à manger un aliment que vous ne connaissez pas. [...] Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé » (Jn 4, 32.34).

Cette révélation vaut aussi pour le fidèle : celui qui s’efforce de faire la volonté de Dieu ne sera pas privé de la nourriture de la grâce.

Dans notre situation, ne tombons pas dans le découragement ou la mélancolie. Lisons les passages qui encouragent les croyants dans l’épreuve (voir notamment 2 Co 1, 3-4 ; 1 P 1, 6-7 ; 4, 12-13). Dieu peut se servir de cette épreuve pour nous purifier et nous rendre plus saints.

Sachons saisir l’occasion pour acquérir des mérites et des grâces célestes plus abondantes que Dieu nous prépare. Car Il ne place jamais un fidèle devant une épreuve sans lui donner la grâce de la surmonter (cf. 1 Co 10, 13).

Voici à présent quelques conseils plus concrets :

1) Une célébration dominicale en famille pourrait suivre la trame suivante (je reprends ici les suggestions de Mgr Athanasius Schneider) : Chapelet, lecture de l’évangile du dimanche (mais pourquoi pas aussi de l’épître), acte de contrition, communion spirituelle (voir la prière indiquée la dernière fois), litanies, prière pour les malades et les mourants, pour nos frères persécutés, pour les pasteurs de l’Église, pour la fin de l’épidémie, mais aussi pour la fin de l’épidémie spirituelle dans les âmes.
Les parents peuvent aussi lire en soirée aux enfants des extraits de la vie des saints.

2) Soyons vigilants aux dangers que peuvent favoriser des moments d’inactivité ou de « blues » : L’association « Stop au porno » a rendu attentif au fait que des sites particulièrement pervers profitent du confinement pour proposer gratuitement des contenus pornographiques, histoire de faire encore plus de dépendants parmi les consommateurs désœuvrés. L’immoralité n’a pas de limites.

3) Durant le mois de mars, réciter tous les jours la belle litanie de saint Joseph.
Se rappeler qu’il est aussi invoqué come saint patron de la bonne mort (il existe des prières pour l’invoquer en ce sens).

4) Les vendredis de carême, il est recommandé de prier le chemin de croix (si possible vers 15 heures).

5) Rappelons-nous que les églises restent normalement ouvertes. Implorons Jésus dans le tabernacle si nous en avons la possibilité.

6) Continuons à réciter l’antienne Stella caeli (voir le texte fourni la dernière fois).
Il existe aussi une sainte Corona, martyre, que nous pouvons invoquer en ces jours...

7) En cas d’impossibilité de se confesser, il est possible de retrouver l’état de grâce, même en cas de péché mortel, en pratiquant un acte de contrition parfaite.

Cette doctrine est de la plus haute importance car celui qui meurt sans être en état de grâce ne peut être sauvé, mais est damné pour toujours. Pour ceux qui ne sont pas en état de grâce parce qu’ils ont commis un ou des péchés graves ou mortels (c’est la même chose) et qui n’ont pas la possibilité de se confesser auprès d’un prêtre, la contrition parfaite est le seul moyen de salut d’après la doctrine de l’Église. De manière générale, la contrition est « une douleur voulue de nos péchés, jointe à la résolution de nous confesser et de donner satisfaction » (saint Thomas, Somme théologique, Supplément, q. 1, art. 1).
La contrition parfaite est définie de la manière suivante dans le Catéchisme de l’Église catholique : « Quand elle provient de l’amour de Dieu aimé plus que tout, la contrition est appelée ‟parfaite” (contrition de charité).

Une telle contrition remet les fautes vénielles ; elle obtient aussi le pardon des péchés mortels, si elle comporte la ferme résolution de recourir dès que possible à la confession sacramentelle » (no 1452).
Par analogie avec l’absolution collective en cas de péril (les papes du passé l’avait accordée avant les grandes batailles lorsqu’il était impossible de confesser chacun individuellement), il est requis pour cela d’être bien disposé et d’avoir en même temps le propos de confesser individuellement, en temps voulu, les péchés graves qu’il n’est pas possible de confesser ainsi actuellement (cf. can. 962§ 1).

Donc, si quelqu’un se trouvait en péril de mort en ayant des péchés graves sur la conscience, il ne doit surtout pas désespérer, mais regretter ses fautes et avoir confiance en la puissance de salut du sang de Jésus répandu pour nous. Personne n’est tombé aussi bas que le sang de Jésus ne pourrait le sauver. S’il n’est plus possible de dire l’acte de contrition, on peut simplement dire : « Jésus, miséricorde ! ».

En cas de péril extrême, la pensée « Jésus » peut suffire.

8 ) Pour terminer, je suggère encore cette belle prière du saint Padre Pio (prière dite normalement après la communion, mais cela peut aussi être la communion spirituelle) :

Restez avec moi, Seigneur, car il est nécessaire de Vous avoir présent pour ne pas Vous oublier. Vous savez avec quelle facilité je Vous abandonne.

Restez avec moi, parce que je suis faible et j’ai besoin de Votre force pour ne pas tomber si souvent.

Restez avec moi, Seigneur parce que Vous êtes ma vie et sans Vous, je suis sans ferveur.

Restez avec moi, parce que Vous êtes ma lumière et, sans Vous, je suis dans les ténèbres.

Restez avec moi, Seigneur, pour me montrer Votre volonté.

Restez avec moi, Seigneur, pour que j’entende Votre voix et que je Vous suive.

Restez avec moi, Seigneur, parce que je désire Vous aimer beaucoup et être toujours en Votre compagnie.

Restez avec moi, Seigneur, si Vous voulez que je sois fidèle.

Restez avec moi, Seigneur, parce que si pauvre que soit mon âme, elle désire être pour Vous un lieu de consolation, un nid d’amour.

Restez avec moi, Jésus, parce qu’il se fait tard et que le jour décline... c’est-à- dire que la vie passe, la mort, le jugement, l’éternité approchent et il est nécessaire de refaire ses forces pour ne pas m’arrêter en chemin, et, pour cela, j’ai besoin de Vous.

Il se fait tard et la mort approche. Je crains les ténèbres, les tentations, les sécheresses, les croix, les peines et combien j’ai besoin de Vous, mon Jésus, dans cette nuit de l’exil.

Restez avec moi, Jésus, parce que dans cette nuit de la vie et des dangers, j’ai besoin de Vous. Faites que je Vous reconnaisse comme vos disciples à la fraction du pain, c’est-à-dire que la Communion eucharistique soit la Lumière qui dissipe les ténèbres, la Force qui me soutienne et l’unique Joie de mon cœur.

Restez avec moi, Seigneur, parce qu’à l’heure de ma mort, je veux rester uni à Vous sinon par la Communion, du moins par la Grâce et l’Amour.

Restez avec moi, Jésus, je ne Vous demande pas les consolations divines parceque je ne les mérite pas, mais le don de Votre présence, oh oui, je Vous le demande.

Restez avec moi, Seigneur, c’est Vous seul que je cherche, votre Amour, votreGrâce, votre Volonté, votre Cœur, votre Esprit, parce que je Vous aime et ne demande pas d’autre récompense que de Vous aimer davantage, d’un amour ferme, pratique, Vous aimer, de tout mon cœur, sur la terre, pour continuer à Vous aimer parfaitement pendant toute l’éternité.

Ainsi soit-il.


Bon courage à tous, cultivons aussi la vertu de patience. Que Dieu vous garde dans la paix et que Notre Dame vous protège. Je vous bénis, en union de prière.

Monseigneur Kruijen
Samedi, 21 mars 2020

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